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Pékin exclut toute rencontre entre Xi et Abe aux JO de Sotchi

21/01/2014 06:10 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

La Chine a écarté mardi toute éventualité d'une rencontre entre son numéro un Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe aux jeux Olympiques de Sotchi, étant donné l'état des relations entre les deux voisins.

Pékin a confirmé lundi que M. Xi se rendrait à la cérémonie d'ouverture des Jeux en Russie, devenant ainsi le premier président de la Chine communiste à faire un tel déplacement.

Selon des médias japonais, le Premier ministre nippon compte aussi se rendre à Sotchi, mais Tokyo n'a encore confirmé officiellement aucun détail.

"Le gouvernement chinois n'envisage aucun contact avec le dirigeant japonais durant les jeux de Sotchi", a déclaré à la presse Cheng Guoping, vice-ministre chinois des Affaires étrangères.

Interrogé sur le fait de savoir ce qui se passerait si une telle rencontre se produisait quand même, M. Cheng a ajouté: "Je pense que le leader chinois exprimerait solennellement la position des autorités de la Chine".

MM. Xi et Abe, arrivés au pouvoir à la fin de 2012, ne se sont rencontrés qu'à deux occasions très brèves ces 15 mois passés, une période marquée par une dégradation des relations bilatérales.

Ces derniers mois les tensions entre les deux voisins ont été avivées par la décision de Pékin d'imposer unilatéralement une nouvelle zone de contrôle aérien en mer de Chine orientale. Cet espace englobe un archipel administré par le Japon mais revendiqué par la Chine.

La situation s'est encore détériorée après la visite de Shinzo Abe le 26 décembre au sanctuaire Yasukuni, à Tokyo. Pour la Chine, ce lieu symbolise l'agression et l'occupation militaire nippones avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les présidents français François Hollande et américain Barack Obama font partie des dirigeants qui ont indiqué qu'ils ne se rendraient pas à Sotchi. Des absences interprétées comme un signe de protestation contre les violations des droits de l'Homme en Russie.

L'annonce de la présence de M. Xi à Sotchi était au contraire vue mardi comme un témoignage de soutien de la Chine à la Russie, pays unis par des intérêts stratégiques souvent partagés face aux nations occidentales.

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