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Le FMI relève sa prévision de croissance mondiale pour 2014

21/01/2014 09:37 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Le FMI a relevé mardi sa prévision de croissance économique mondiale en 2014, pour la première fois en près de deux ans, saluant "le renforcement" de l'activité dans les pays riches et en Chine.

Après avoir gagné 3% en 2013, le produit intérieur brut (PIB) du globe devrait progresser de 3,7% cette année, soit 0,1 point de plus que prévu en octobre, avant d'accélérer sa course en 2015 à +3,9%, selon les nouvelles projections du Fonds monétaire international.

C'est la première fois depuis avril 2012 que l'institution de Washington relève ses prévisions et fait part d'un léger regain d'optimisme pour l'économie mondiale, malmenée depuis la crise financière de 2008.

Le Fonds "s'attend à ce que le renforcement de l'activité se poursuive en 2014", indique son très bref rapport.

"Dans les économies développées, la demande finale (des consommateurs) a augmenté dans l'ensemble comme prévu", souligne le FMI, se félicitant de l'accord budgétaire aux Etats-Unis et de la sortie de récession en zone euro, où la croissance devrait être meilleure que prévu cette année (+0,1 point à 1%).

Les prévisions pour la France restent, elles, inchangées à +0,9% pour 2014 et 1,5% l'année prochaine, même si "l'incertitude politique" pèse sur la croissance, selon le chef économiste du FMI Olivier Blanchard.

Avec 7,5% de croissance attendu cette année (+0,3 point par rapport à octobre), la Chine sera une nouvelle fois le principal moteur des économies émergentes qui devraient, par ailleurs, "commencer à bénéficier" du rebond des pays riches, selon le FMI.

Le Fonds met toutefois en garde contre tout excès d'optimisme, en soulignant que l'économie mondiale n'est pas "tirée d'affaire".

"C'est encore une reprise faible et irrégulière", a indiqué M. Blanchard.

Pointant des zones de fragilité persistantes, le FMI appelle les grandes banques centrales à ne pas mettre "prématurément" un terme à leur politique de soutien à l'économie. La Banque centrale européenne (BCE) est même appelée à "envisager de nouvelles mesures".

Le Fonds s'inquiète particulièrement de la faiblesse de l'inflation dans les pays développés qui pourrait, en termes réels, aggraver la charge de la dette et faire monter les taux d'intérêts.

Enfin, l'institution rappelle que les pays émergents ne sont pas à l'abri d'un nouveau mouvement de reflux de capitaux et se montre particulièrement pessimiste pour la Russie, dont la prévision de croissance est sabrée de 1 point en 2014 (2,0%) comme en 2015 (2,5%).

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