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Faux interprète aux funérailles de Nelson Mandela: deux responsables démissionnent

21/01/2014 10:17 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Sign language interpreter Thamsanqa Jantjie, who was interpreting at the memorial service of late former president Nelson Mandela speaks at his home in Bramfischerville, South Africa Wednesday Dec. 11, 2013. The man accused of faking sign interpretation next to world leaders at Nelson Mandela's memorial told a local newspaper that he was hallucinating and hearing voices. Thamsanqa Jantjie did describe his qualifications for being a sign language interpreter, but told The Star he works for an interpreting company that paid him $85 for interpreting Tuesday's event. He told Radio 702 Thursday he's receiving treatment for schizophrenia and had an episode while on stage. (AP Photo/Itumeleng English) SOUTH AFRICA OUT

JOHANNESBURG - Deux responsables du parti au pouvoir en Afrique du Sud, liés à l'embauche du faux interprète en langue des signes lors des funérailles de Nelson Mandela, ont démissionné du Congrès national africain (ANC), ont rapporté les médias sud-africains mardi.

Le quotidien «New Age» affirme que les deux responsables sont Bantubahle Xozwa, ancien chef des affaires religieuses et traditionnelles à l'ANC, et également propriétaire de l'entreprise ayant embauché le faux interprète, ainsi que sa femme Cikizwa, qui était l'assistante personnelle d'un important porte-parole du parti.

L'agence de presse South African Press Association (SAPA) cite un autre porte-parole du parti, Keith Khoza, qui a déclaré que les deux responsables avaient démissionné.

«Aucune raison n'a été donnée», affirme SAPA en citant M. Khoza. «Ils ont seulement remis leur lettre de démission. Cela s'est produit en décembre, après l'incident.»

M. Xozwa a déclaré que l'interprète en langue des signes, Thamsanqa Jantjie, ne travaillait pas pour son entreprise lors de la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, le 10 décembre, à laquelle participaient le président des États-Unis et plusieurs autres dirigeants étrangers.

M. Jantjie, dont l'interprétation en langue des signes ne voulait rien dire selon les experts, a expliqué par la suite qu'il était atteint de schizophrénie, qu'il avait halluciné et vu des anges lors de la cérémonie.

Des proches ont également affirmé qu'il avait été impliqué dans le lynchage de deux hommes en 2003, mais qu'il avait été déclaré inapte à subir son procès pour des raisons de santé mentale.

Nelson Mandela, héros de la lutte contre l'apartheid et premier président noir de l'Afrique du Sud, est mort le 5 décembre à l'âge de 95 ans.

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