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Controverse autour de la délégation canadienne en Israël

21/01/2014 05:12 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Plus de 200 représentants de la communauté des affaires et de la société civile accompagnent le premier ministre Stephen Harper dans son voyage en Israël cette semaine. Si bon nombre d'entre eux, dont une vingtaine de rabbins, entretiennent des liens étroits avec la communauté juive au Canada, la présence d'autres personnes peut faire sourciller.

Un texte de Martin Bégin

Ainsi, au moins deux personnes qui ont déjà tenu publiquement des propos condamnant l'homosexualité sont avec le premier ministre en Israël. Shawn Ketcheson, un pasteur évangélique d'Ottawa, a déjà qualifié les relations homosexuelles de non naturelles et de « perversion sexuelle ». Don Simmonds, qui représente l'organisme Crossroads Christian Communication, qui a fait la manchette l'an dernier pour avoir décrit l'homosexualité comme un péché, est aussi de la visite en Israël cette semaine.

Le gouvernement fédéral défend sa liste d'invités, estimant qu'elle représente des chefs de file du secteur des affaires et des milieux religieux et communautaire. Ces personnes accompagnant le premier ministre défraient les coûts de leur déplacement.

La moitié de la délégation est composée de gens d'affaires, mais l'opposition néo-démocrate croit que le gouvernement veut plaire à sa base en invitant aussi des membres de la droite sociale et religieuse. Une vingtaine des personnes accompagnant le premier ministre ont d'autre part contribué à la caisse électorale du Parti conservateur en 2013.

Quinze députés et ministres conservateurs font partie de la délégation officielle, dont le voyage est payé par les contribuables. Aucun député de l'opposition ne fait partie de la délégation, ce que déplorent le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral du Canada.

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