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Afrique du Sud: la ministre du Travail appelle à des grèves de courte durée

21/01/2014 04:41 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

La ministre du Travail sud-africaine Mildred Oliphant a appelé mardi à des grève de courte durée, deux jours avant le début d'un important mouvement social pour les salaires dans le secteur minier.

"Il nous faut aussi réfléchir à deux fois sur la sagesse des grèves prolongées et nous interroger pour savoir si elles sont dans l'intérêt des travailleurs ou non", a-t-elle déclaré à la réunion annuelle de l'autorité de conciliation des conflits du travail (Nedlac), qui associe responsables syndicaux, patronaux et gouvernementaux.

"Au-delà d'une certaine période, la grève cesse d'être une arme pour défendre les intérêts des travailleurs mais devient un balle tirée dans le pied des travailleurs eux-mêmes", a-t-elle ajouté.

Jeudi, des dizaines de milliers de mineurs sont appelés à la grève par le syndicat radical Amcu qui exige deux fois et demi le niveau de salaire actuel.

Les trois premiers producteurs mondiaux de platine, Amplats, Implats et Lonmin, seront affectés, Amcu y étant devenu majoritaire dans la foulée du conflit de Marikana, où une grève sauvage avait tourné au massacre de 34 mineurs par la police.

Dans les mines d'or, ce syndicat conserve une influence plus marginale et doit compter avec une plainte en référé de la Chambre des mines pour bloquer la grève et la déclarer illégale, selon les médias sud-africains.

L'an dernier, le secteur automobile a été affecté par deux grèves successives de plusieurs semaines qui ont amputé la croissance économique déjà ralentie. Et plus récemment, des mineurs d'une petite mine de platine ont fait grève 10 semaines avant d'arracher environ 9,5% de hausse salariale.

"Les choses ne peuvent qu'aller mieux, et ce sera possible si nous nous engageons à travailler ensemble en répondant aux nombreux défis auxquels nous sommes confrontés", a déclaré Mme Oliphant.

Mme Oliphant a par ailleurs balayé les appels, venant entre autres du Fonds monétaire international (FMI), à assouplir la législation du travail. "Certains estiment (...) que le marché du travail en Afrique du Sud est trop encadré. Ce n'est pas du tout notre avis", a-t-elle dit.

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