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Tunisie: nouveau report du procès de policiers accusés de viol

20/01/2014 05:31 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Le procès de trois policiers impliqués dans le viol d'une jeune femme, une affaire qui fait scandale en Tunisie depuis plus d'un an, a été reporté lundi une nouvelle fois au 13 février, selon les avocats de la victime.

Le report du procès est dû à l'absence de l'un des agents accusé du viol, Chawki Ben Ammar, dont l'état de santé ne permettait pas la comparution, ont indiqué les avocats de la victime à l'issue d'une brève audience à huis clos.

"Je n'en peux plus d'attendre ! Pourquoi repoussent-ils à chaque fois (le procès). Je ne dors plus la nuit ! Je souffre énormément", a dit à l'AFP la jeune femme connue sous le pseudonyme de Meriem Ben Mohamed.

Ce procès a déjà été repoussé à maintes reprises, tantôt à la demande de la défense, tantôt à la demande de la partie civile.

Trois agents de police sont poursuivis et incarcérés dans cette affaire. Deux d'entre eux, Chawki Ben Ammar et Walid Feriani, sont accusés de viol, et le troisième d'avoir extorqué de l'argent au fiancé de la victime.

Les policiers affirment avoir surpris en septembre 2012 la jeune femme et son fiancé en train d'avoir des relations sexuelles dans une voiture, en banlieue de Tunis.

Deux agents ont violé ensuite leur victime à tour de rôle, selon l'accusation tandis qu'un troisième policier conduisait le petit ami de la jeune femme jusqu'à un distributeur de billets pour obtenir de l'argent.

Le Parquet avait tenté d'engager sans succès des poursuites pour atteinte à la pudeur contre le couple, déclenchant un vaste scandale en Tunisie et une campagne de soutien à la victime à l'étranger.

"Ce procès est une grande injustice pour cette jeune femme car on la pousse à se défendre, à se justifier", a jugé lundi Me Martin Pradel, un avocat français de la jeune fille.

La victime a publié en France un livre racontant son histoire sous son pseudonyme et titré "Coupable d'avoir été violée".

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