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Soudan du Sud: poursuite des combats pour le contrôle de Malakal

20/01/2014 06:03 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

L'armée sud-soudanaise a dit continuer à affronter lundi les rebelles de l'ex vice-président Riek Machar pour le contrôle de la ville pétrolière de Malakal tandis que l'ONU dénonçait une tentative d'intrusion des forces gouvernementales dans l'une de ses bases dans une autre ville.

"Nous nous battons dans la ville pour regagner le contrôle complet de Malakal", la capitale de l'Etat du Haut-Nil (nord-est), a affirmé le porte-parole de l'armée Philipp Aguer à l'AFP, ajoutant que les soldats gouvernementaux contrôlaient toujours la partie nord de la ville et les rebelles le sud.

Malakal est, comme Bor, capitale du Jonglei (est), et Bentiu, capitale de l'Unité (nord), un des principaux foyers du conflit qui sévit au Soudan du Sud depuis mi-décembre.

Lundi, Bor, reprise le 18 janvier par l'armée, était "calme", a ajouté M. Aguer. "Mais nous sommes à la poursuite des rebelles" à une soixantaine de km au nord de la ville, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est cependant dit "particulièrement préoccupé" par un incident survenu dimanche dans la base de l'ONU située dans la capitale du Jonglei.

Selon l'ONU, du personnel onusien a été menacé par des soldats gouvernementaux quand ces derniers se sont vu refuser l'accès de la base, qui abrite des milliers de réfugiés, par des Casques bleus.

L'armée sud-soudanaise dément cette version, affirmant avoir simplement voulu vérifier des informations selon lesquelles la base abritait des rebelles, ce que l'ONU dément.

Le Soudan du Sud est ravagé depuis le 15 décembre par des combats alimentés par une rivalité entre le président Salva Kiir et son ex-vice président, limogé en juillet.

M. Kiir accuse M. Machar et ses alliés de tentative de coup d'Etat. L'ex vice-président nie et reproche à M. Kiir de se servir de ces accusations comme prétexte pour éliminer ses rivaux.

Les combats, qui s'accompagnent de massacres ethniques entre Dinka de M. Kiir et Nuer de M. Machar, ont déjà fait des milliers de morts et près d'un demi-million de déplacés.

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