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Québec continue de faire pression sur Arrimage Québec

20/01/2014 01:07 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

L'entreprise Arrimage Québec devra se conformer aux lois québécoises, répète la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, qui se réjouit de voir le fédéral confirmer l'autorité du gouvernement provincial dans le dossier de la poussière au port de Québec.

Dans un échange de courriels rendu public par les néo-démocrates, le gouvernement fédéral affirme que le ministère québécois de l'Environnement « est l'autorité compétente » dans le dossier de la poussière rouge et de nickel provenant des installations d'Arrimage Québec au port de Québec.

Ce constat entre en contradiction avec les prétentions d'Arrimage Québec, qui répète depuis des mois que le dossier est de compétence fédérale, soulève Agnès Maltais.

« Depuis le début, on le dit, c'est le gouvernement du Québec qui est responsable de la qualité de l'air, de l'environnement. Alors, qu'une compagnie essaie d'échapper aux lois québécoises sous prétexte qu'elle est sous juridiction fédérale, ça nous choquait », précise-t-elle.

Arrimage Québec devra prendre les mesures nécessaires pour que cessent les émanations de poussière, faute de quoi la compagnie s'expose à des amendes, soutient Mme Maltais.

« On a envoyé plusieurs avis de non-conformité à l'entreprise. On s'attend à ce qu'il y ait des corrections sinon, il va y avoir de lourdes amendes », dit-elle.

En fin d'après-midi lundi, le ministre de l'Environnement Yves-François Blanchet a fait savoir qu'il s'attend à ce qu'au « cours des prochaines heures. les entreprises et le Port seront en contact avec le ministère de l'Environnement du Québec pour jeter les bases de la collaboration future ».

Arrimage Québec a déposé une requête en Cour supérieure pour contester le rôle d'Environnement Québec dans le dossier.

Arrimage Québec poursuit ses analyses

Dans un communiqué publié lundi, Arrimage Québec dit se préoccuper de la qualité de l'air dans Limoilou. L'entreprise fait valoir qu'elle a investi 15 millions de dollars pour améliorer ses installations dès les premières émissions de poussière roug, en octobre 2012, et qu'elle continue d'améliorer son plan d'action.

Arrimage Québec dit par ailleurs ne pas avoir d'indication selon laquelle de la poussière serait sortie du périmètre du port le 9 janvier dernier.

L'entreprise mentionne qu'elle poursuit ses analyses et ses vérifications de concert avec l'administration portuaire de Québec relativement à un autre incident de poussière survenu dans Limoilou le 11 janvier.

Pour sa part, le Port de Québec n'entend pas faire de commentaire pour le moment.

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