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PSA Peugeot Citroën: recul des ventes mondiales en 2013, le chinois Dongfeng à la rescousse

20/01/2014 08:43 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Avec des ventes mondiales en recul de 4,9%, 2013 aura été une nouvelle mauvaise année pour PSA Peugeot Citroën qui devrait voir entrer bientôt à son capital l'Etat et son partenaire chinois Dongfeng pour l'aider à remonter la pente.

Le premier constructeur automobile français a vendu l'an dernier 2,8 millions de voitures et de véhicules utilitaires légers, selon un communiqué publié lundi par l'entreprise.

C'est la troisième année consécutive de baisse pour le groupe, qui avait subi en 2012 une perte record de 5 milliards d'euros.

La tendance s'est toutefois inversée au quatrième trimestre "avec une hausse de 4% des ventes de véhicules montés" (c'est à-dire hors vente de voitures en "kit"), souligne-t-il.

PSA s'en est bien tiré en Chine où ses ventes ont crû plus vite que le marché, avec un bond de 26% à 557.000 véhicules écoulés. La Chine, aujourd'hui deuxième marché de PSA derrière la France, pourrait prendre la première place dès cette année pour Peugeot, a fait savoir le directeur général de la marque, Maxime Picat, lors d'une conférence de presse.

Son homologue chez Citroën, Frédéric Banzet, s'est lui aussi montré confiant sur les perspectives de la marque aux chevrons dans ce pays et espère qu'elle y sera "en croissance plus forte que le marché" en 2014.

PSA possède déjà quatre usines en Chine, une avec le constructeur Changan et trois autres avec Dongfeng. Ce partenariat devrait encore se renforcer avec l'entrée prochaine de ce dernier à son capital, qui se fera en même temps que celle de l'État français.

Le conseil de surveillance de PSA a validé dimanche soir un projet d'arrivée de ces deux nouveaux actionnaires dans le cadre d'une augmentation de capital d'environ 3 milliards d'euros, ont indiqué des sources proches du dossier à l'AFP.

Selon le quotidien Les Echos, ils prendront chacun une participation de l'ordre de 14%. La famille Peugeot, qui détient actuellement 25,4%, apporterait une centaine de millions d'euros pour se maintenir elle aussi à 14%.

Les patrons de Peugeot et de Citroën n'ont pas voulu commenter ces informations qui ont entraîné une chute de 11,11% de l'action PSA à 10,21 euros alors que l'indice CAC 40 n'a lâché que 0,11%.

Mauvais résultats en Europe

En Amérique latine, le constructeur a vendu 7% de véhicules en plus, soit 303.000 unités. Ses ventes ont progressé de près de 12% dans le reste du monde, à 267.000 véhicules.

La proportion de ses ventes réalisée hors d'Europe a grimpé de 38% en 2012 à 42% en 2013 et PSA se dit "en ligne avec son objectif de réaliser 50% de ses ventes hors d'Europe en 2015", selon le communiqué.

Le groupe a en revanche beaucoup souffert en Europe, avec un repli de 7,3% à 1,63 million de véhicules écoulés, dans un marché en baisse de 1,6% seulement. Par conséquent, sa part de marché a baissé de 12,7% à 11,94%, alors qu'il espérait remonter à 13%.

Il explique cette contre-performance par le fait qu'il "privilégie les canaux de distribution les plus rentables", ce qui l'a amené par exemple à réduire ses ventes aux loueurs courte durée.

Faute d'une offre adaptée, le constructeur a aussi vu ses ventes s'effondrer de 22% en Russie, contre un repli de 5,5% pour l'ensemble du marché.

Il espère pourtant "renforcer sa présence sur le marché russe en 2014" grâce aux lancements récents des Peugeot 301 et 208 et Citroën C-Elysée.

Le groupe a également cessé ses activités depuis presque deux ans en Iran, qui représentait un débouché important pour lui et où il envoyait des voitures "en kit", assemblées sur place par son partenaire local. Dès que cette conséquence des sanctions contre Téhéran aura disparu "nous serons prêts à pouvoir recommencer avec nos partenaires du développement automobile", a assuré M. Picat.

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