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Le consortium pour l'élargissement du Canal de Panama poursuit ses travaux

20/01/2014 11:58 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Le consortium chargé de la plus importante partie des travaux d'élargissement du Canal de Panama a poursuivi ses activités lundi malgré l'expiration de l'ultimatum qu'il avait fixé à l'administrateur pour obtenir une rallonge financière, a constaté l'AFP.

Le long du canal, les travaux se poursuivaient. Les énormes grues, les échafaudages et les camions étaient en place. Cependant un journaliste de l'AFP a pu constater qu'il y avait moins d'ouvriers que d'habitude.

"Ils continuent à travailler à faible intensité comme la semaine dernière", a confirmé à l'AFP Jorge Quijano, administrateur de la voie interocéanique.

Dimanche, le consortium Groupe Unis pour le canal (GUPC) qui compte, outre Sacyr, l'entreprise italienne Impreglio, la belge Jan de Nul et la panaméenne Constructora Urbana comme actionnaires, avait apaisé les inquiétudes sur la suspension éventuelle des travaux dans un communiqué. Il a annoncé qu'il "n'avait pas l'intention de changer le statut des travaux", malgré l'échéance lundi du préavis de 21 jours envoyé le 30 décembre.

Le GUPC avait toutefois ajouté qu'il "pourrait évaluer la situation et prendre une décision en ce sens à quelque moment que ce soit".

L'Autorité du Canal de Panama (ACP) a fait savoir de son côté que la suspension éventuelle des travaux d'élargissement en cas de non versement de la rallonge financière demandée n'était "pas valable juridiquement" et qu'elle allait "à l'encontre des clauses du contrat".

Le GUPC, dirigé par l'entreprise espagnole du bâtioment Sacyr, avait menacé fin décembre de suspendre le chantier dans un délai de 21 jours si l'ACP ne versait pas la rallonge financière de 1,6 milliard de dollars (environ 1,2 milliard d'euros) demandée pour faire face aux "surcoûts" dus à des problèmes géologiques imprévus sur le chantier. Le contrat initial avait été conclu pour un montant de 3,2 milliards de dollars.

Cet ultimatum concernait la construction de la troisième série d'écluses, partie la plus importante de l'élargissement du canal.

Plusieurs tentatives de dialogue, notamment sous l'égide des autorités espagnoles et panaméennes, ont échoué jusqu'à présent.

La semaine dernière, M. Quijano avait déjà indiqué que l'activité avait été probablement réduite de 70%, avec moins de la moitié des 5.000 ouvriers présents fin 2013 sur le chantier. "Le niveau d'activité sur le chantier est particulièrement bas depuis deux semaines comme vous pouvez le voir sur le terrain", avait indiqué M. Quijano dans un courriel envoyé dimanche à l'AFP.

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