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Face-à-face tendu entre les manifestants et la police à Kiev après les violences

20/01/2014 04:18 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Des centaines de manifestants faisaient toujours face aux forces de l'ordre lundi matin après une nuit d'affrontements violents dans le centre de Kiev, alors que le pouvoir s'est engagé à ouvrir dans la journée une réunion de conciliation.

Des échauffourées se poursuivaient dans la matinée, certains manifestants lançant de manière sporadique des pierres ou des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre, apparemment peu convaincus par la promesse du président Viktor Ianoukovitch de créer dès lundi une commission avec des représentants de l'opposition pour mettre fin à la crise politique.

Des centaines de manifestants étaient toujours réunis sur la Place de l'Indépendance, également baptisée Maïdan, vers 07H00 GMT, après avoir passé la nuit sur place malgré des températures avoisinant les -10°C.

Selon le département de la santé de Kiev, 103 personnes ont demandé une aide médicale depuis le début des affrontements dimanche, et 42 ont été hospitalisées.

De son côté, le ministère de l'Intérieur a indiqué que près de 100 policiers ont été blessés et que 61 ont dû être hospitalisés, certains pour traumatisme crânien.

Dimanche, après une manifestation antigouvernement de près de 200.000 personnes sur Maïdan, plusieurs centaines de protestataires, certains portant des foulards ou des cagoules et armés de battes de baseball ou de chaînes, ont tenté de franchir un cordon de policiers non loin de la place pour se rendre vers le Parlement et se sont emparés de fourgons de police.

Dans un accès de violence rarement vu depuis le début de la contestation, ils ont mis le feu à deux d'entre eux, ainsi qu'à cinq autobus, et lancé des pierres et des fumigènes mais aussi des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre. Celles-ci ont répondu par du gaz lacrymogène, des grenades assourdissantes et des coups de matraque.

Selon le ministère de l'Intérieur, près de 20 personnes ont été arrêtés en lien avec les heurts.

Réagissant, Washington a appelé à la fin immédiate des affrontements et a brandi la menace d'éventuelles sanctions.

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