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Espagne: un migrant meurt noyé au large de Melilla

20/01/2014 07:46 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Un migrant africain est mort noyé lundi en tentant de gagner à bord d'une embarcation de fortune l'enclave espagnole de Melilla, tandis qu'une quarantaine de clandestins sont parvenus à franchir la frontière grillagée qui la sépare du Maroc, ont annoncé les autorités.

La victime voyageait avec 12 autres personnes à bord d'un bateau. "Les 13 subsahariens se sont jetés à l'eau quand ils ont vu s'approcher" des agents de la Garde civile, a expliqué le préfet de Melilla, Abdelmalik El Barkani, devant la presse. Tous ont été secourus", a-t-il précisé. "Il semblerait qu'un d'entre eux était déjà décédé quand ils l'ont secouru. Ils ont tenté de le réanimer mais ils n'y sont pas parvenus."

"Ce matin également, vers 09H00, un groupe de 250 subsahariens a tenté d'entrer et certains" sont parvenus à franchir la triple frontière grillagée qui enserre la ville, a ajouté le préfet. "Nous ne savons pas encore exactement combien, mais au moins entre 40 et 50."

Malgré le danger, de nombreux immigrants tentent leur chance en quittant les côtes du nord de l'Afrique à bord de canots pneumatiques ou entassés dans des embarcations de fortune, faisant de l'Espagne l'une des portes d'entrée de l'immigration clandestine en Europe.

Près de 300 clandestins ont été "interceptés" par les autorités marocaines au cours des 10 derniers jours alors qu'ils tentaient de traverser le Détroit de Gibraltar, selon la préfecture de Tanger.

Melilla, seule frontière terrestre entre l'Afrique et l'Europe, avec l'autre enclave de Ceuta, dans le nord du Maroc, est soumise à une pression migratoire particulièrement forte.

Plus que par la mer, de nombreux migrants d'Afrique subsaharienne tentent d'y pénétrer en donnant l'assaut au grillage haut de sept mètres qui défend la frontière, longue de onze kilomètres.

La décision de l'Espagne, prise à l'automne dernier, de réinstaller, "pour renforcer la sécurité", des barbelés dans la partie supérieure de la frontière, où ce dispositif avait été supprimé en 2006, a provoqué de vives protestations d'organisations de défense des droits de l'Homme ainsi que du parti socialiste, d'opposition.

Le 5 novembre, un immigrant était mort lors d'un assaut d'environ 200 clandestins, après être tombé du haut de la clôture.

D'après une ONG marocaine, plus de 40 migrants sont décédés ces deux dernières années en tentant d'entrer illégalement dans les enclaves espagnoles.

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