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Conférence Syrie: Washington attend le retrait de l'invitation de l'ONU à l'Iran (responsable)

20/01/2014 09:40 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Washington est actuellement en discussion avec l'ONU au sujet de l'invitation controversée de l'Iran à la conférence de paix sur la Syrie dite "Genève II" et attend que celle-ci soit "retirée", a indiqué un responsable américain lundi.

L'Iran, allié du régime de Damas, "n'a jamais pris position en faveur du communiqué de Genève I", qui appelle à une transition politique en Syrie, et "nous attendons que l'invitation (des Nations unies à Téhéran) soit retirée", a précisé ce haut responsable du département d'Etat.

L'opposition syrienne a menacé lundi de ne pas participer à la conférence de paix de Genève II, censée débuter mercredi dans la ville suisse de Montreux, si l'invitation à la table des négociations lancée à l'Iran par l'ONU était maintenue.

Peu de temps auparavant, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait annoncé avoir lancé cette invitation à l'issue de discussions intenses avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. L'Iran, principal allié régional de Damas, s'est engagé à jouer "un rôle positif et constructif" pour mettre fin au conflit syrien, avait expliqué M. Ban.

Un autre haut responsable américain, en réunion à Istanbul avec les membres de l'opposition syrienne, a confirmé que ces derniers avaient suspendu leur décision de se rendre aux négociations de paix.

Après des semaines d'atermoiements, la Coalition de l'opposition syrienne avait accepté samedi, lors d'un vote à Istanbul, de se rendre à la conférence de Genève II.

Le diplomate a souligné que la délégation américaine continuait néanmoins de travailler comme si les discussions pour mettre fin à la guerre civile qui ravage la Syrie depuis trois ans allaient se dérouler comme prévu.

Il a également accusé les Iraniens de ne rien faire pour aider à mettre fin au conflit. Ils "accroissent les tensions sur le terrain" en mobilisant des milices étrangères pour combattre aux côtés des forces du président Bachar al-Assad et en fournissant une "aide militaire importante" à Damas, a-t-il ajouté lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes à Washington.

jkb/sam/chv/via

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