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Centrafrique: des ministres européens appuient une opération de l'UE

20/01/2014 05:00 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Plusieurs ministres européens des Affaires étrangères ont apporté lundi matin leur soutien au lancement d'une opération militaire de l'Union européenne (UE) en Centrafrique, en appui aux forces africaine et française.

"Nous avons clairement besoin d'une force de l'UE pour aider à la stabilisation" de la Centrafrique, a déclaré le ministre suédois, Carl Bildt, à l'ouverture de la réunion mensuelle des chefs de la diplomatie des 28 à Bruxelles.

Les ministres doivent se prononcer, dans l'après-midi, sur le projet d'envoi de soldats européens, dont le nombre pourrait s'élever à environ 500, pour aider les forces africaine et française à sécuriser Bangui, notamment la zone de l'aéroport.

Jusqu'à présent, aucun pays n'a formellement annoncé qu'il était disposé à déployer des soldats, à l'exception de l'Estonie, prête à en envoyer jusqu'à 55.

Déjà engagée avec 1.600 hommes sur le terrain, la France a proposé d'être la "nation-cadre" de la mission et devrait donc y participer au niveau de l'état-major et des effectifs.

Le ministre belge, Didier Reynders, a réaffirmé que son pays, qui apporte déjà un soutien logistique, était "prêt à faire plus, dans un cadre européen".

L'Allemagne étudie "des possibilités de soutien plus appuyées" mais l'envoi de troupes semblait lundi peu probable, selon des sources diplomatiques.

Le Suédois Carl Bildt a indiqué que la "logique" serait l'envoi des "battlegroups", la force d'action rapide de l'UE destinée à être utilisée pour répondre sans délai aux situations de crise. "Je pense que nous devrions envoyer les battlegroups (...) Si on ne le fait pas aujourd'hui, quand le ferons-nous?", s'est-il interrogé.

Les "battlegroups" sont composés d'environ 1.500 hommes mis à disposition par quatre à cinq pays qui changent tous les semestres. La Grèce, la Bulgarie et la Roumanie sont ainsi de permanence jusqu'en juin.

Ces groupements tactiques n'ont jamais été utilisés depuis leur création et un débat a été lancé sur l'opportunité d'assouplir leur utilisation et leur mode de financement, à la charge des pays de permanence.

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