NOUVELLES

Une cinquantaine de corps retrouvés en Centrafrique qui doit élire un président de transition

19/01/2014 05:24 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Les corps d'une cinquantaine de personnes ont été découverts et enterrés depuis vendredi en République centrafricaine, rapporte la Croix-Rouge (CICR) alors que les députés doivent choisir lundi un président de transition.

Dans un communiqué rendu public dimanche, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine précisent que ces corps ont été retrouvés entre Bossembélé, Boyali et Boali, au nord-ouest du pays où les violences intercommunautaires se sont multipliées durant les 48 dernières heures.

Le CICR explique qu'« une bonne partie de la population, dénuée de toute protection et exposée aux représailles, a fui dans la brousse ».

Georgios Georgantas, le chef de la délégation du CICR, se dit « extrêmement préoccupé par leur sort ».

Une centaine de militaires français ont lancé vendredi une opération dans la région pour faire cesser les exactions, mais la situation demeure tendue, notamment à Boali, où des centaines de musulmans fuyant les violences se sont réfugiés dans l'église de la ville.

Préparatifs pour la transition

C'est dans ce climat de violence que les élus centrafricains doivent élire lundi un nouveau président de transition, qui aura pour mission de pacifier le pays.

Le président élu sera à la tête du Conseil national de transition (CNT) pour combler le vide laissé par la démission du président Michel Djotodia le 11 janvier sous la pression internationale.

Le CNT a validé huit candidatures sur les 24 présentées pour le poste de président de transition.

La mairesse de Bangui, Catherine Samba Panza, figure parmi les candidats retenus.

Sylvain Patassé et Désiré Kolingba, respectivement fils des présidents Ange-Felix Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, et André Kolingba, président de 1981 à 1993, sont de la course avec Emile Gros Raymond Nakombo, un banquier proche de l'ex-président Kolingba.

Le nouveau président devra organiser des élections générales au premier semestre 2015

Lundi, l'Union européenne devrait approuver l'envoi d'au moins 500 soldats en Centrafrique, en soutien aux 1600 soldats français de l'opération Sangaris et aux 4400 militaires de la force africaine (Misca).

Le pays est plongé dans une véritable crise politique doublée d'une série de violences interreligieuses notamment depuis dix mois.

Le président François Bozizé, lui-même arrivé au pouvoir par un coup d'État, a été chassé en mars 2013 par la Séléka, mouvement rebelle dirigé par Djotodia.

PLUS:rc