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Ukraine: manifestation à Kiev contre les nouvelles lois répressives

19/01/2014 04:39 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

Les opposants pro-européens ukrainiens se préparaient dimanche à une nouvelle manifestation sur la place de l'Indépendance à Kiev, défiant les autorités qui ont adopté cette semaine des lois contre les contestataires largement dénoncées par les Occidentaux.

M. Ianoukovitch, confronté depuis près de deux mois à un mouvement de contestation, a promulgué vendredi soir une série de nouvelles lois renforçant les sanctions à l'égard des manifestants, jugées répressives par l'opposition.

En dépit de ce tour de vis, les protestataires qui occupent la place de l'Indépendance, aussi baptisée Maïdan, ont renforcé leurs barricades.

Les chefs de file de l'opposition, parmi lesquels figure le célèbre boxeur Vitali Klitschko, ont appelé les Ukrainiens à se lever contre ces lois et indiqué qu'ils préparaient une grève générale.

Ils ont appelé à une nouvelle grande manifestation à partir de 10H00 GMT, la huitième depuis le début de la contestation, malgré un jugement rendu mercredi interdisant toute manifestation dans le centre de Kiev jusqu'au 8 mars.

"J'attends aujourd'hui des mesures décisives et drastiques de la part de l'opposition", a déclaré à l'AFP un des occupants de Maïdan, Sergiy Nelipovitch.

"Nous en pouvons pas attendre plus longtemps. Nous n'avons pas le choix: soit nous gagnons soit nous tombons dans la dictature", a-t-il ajouté, par une température de -7° Celsius.

Le parti nationaliste Svoboda (Liberté) a averti samedi que des partisans du gouvernement étaient en train de préparer des provocations et comptaient attaquer un "magasin d'armes ou un dépôt de munitions", pour ensuite accuser les opposants de l'avoir fait.

Les nouvelles lois introduisent ou renforcent les sanctions à l'encontre des manifestants et obligent, comme en Russie, les ONG bénéficiant de financements occidentaux à s'enregistrer en tant qu'"agents de l'étranger".

Ce terme, appliqué aux opposants réels ou supposés à l'époque stalinienne, a refait surface dans la législation russe en 2012, après une vague de contestation du pouvoir du président Vladimir Poutine.

Les Occidentaux ont mis en garde les autorités ukrainiennes contre ces textes et l'opposante emprisonnée et ex-Premier ministre Ioulia Timochenko a dénoncé l'instauration d'une "néo-dictature".

La contestation du régime ukrainien est née du refus fin novembre de M. Ianoukovitch de signer un accord d'association avec l'Union européenne au profit d'un rapprochement avec Moscou.

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