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PSA valide le principe d'une entrée au capital de l'Etat français et du chinois Dongfeng (officieux)

19/01/2014 05:34 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën a validé dimanche soir le principe d'une entrée au capital du groupe de son partenaire chinois Dongfeng et de l'Etat français, ont indiqué à l'AFP deux sources proches du dossier.

Ils feront leur entrée au capital du premier constructeur automobile français via une augmentation d'un montant total de 3 milliards d'euros dont les modalités précises n'ont pas encore été définies, selon une de ces sources.

Cet apport de fonds doit aider le groupe à sortir de la crise.

La réunion du conseil de surveillance devait permettre de trancher entre la ligne défendue par Thierry Peugeot, le président du conseil, réticent à l'entrée des Chinois et de l'Etat au capital, et celle de Robert Peugeot, son cousin qui dirige la FFP, la holding qui gère la participation familiale dans PSA, et qui est prêt à voir la part de la famille diluée.

La famille Peugeot contrôle aujourd'hui l'entreprise avec 25,4% du capital et 38,1% des droits de vote.

Le gouvernement français pourrait financer une telle opération par des recettes tirées de cessions de participations, a expliqué mardi François Hollande. Le président français avait alors assuré que "si nous sommes sollicités, nous interviendrons".

PSA espère pouvoir présenter les grandes lignes d'un accord avec Dongfeng et l'Etat lors de la présentation de ses résultats annuels le 19 février, ajoute-t-on de source proche du dossier. Le groupe souhaite avoir bouclé le montage avant une visite du président chinois, attendu à Paris au printemps.

Le numéro un automobile français a été ébranlé par l'effondrement depuis 2007 des ventes de voitures en Europe, son principal marché, et il souffre aussi de sa faible présence dans les marchés émergents ou sur des segments comme le low cost et le haut de gamme, plus porteurs.

Il a pris toute une série de mesures pour redresser la barre, dont les principales sont un plan d'économies et de restructuration de ses activités en France qui a débouché sur la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois en région parisienne.

Il a aussi bénéficié d'une garantie publique de 7 milliards d'euros pour sa banque et il va se doter d'un nouveau patron, Carlos Tavares, qui était jusqu'à cet été le numéro deux de Renault.

M. Tavares a indiqué vendredi lors d'une prise de contact avec les syndicats qu'il se donnait "100 jours pour faire l'état des lieux".

laf/fpo/jag/alc/via

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