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Hollande lundi aux Pays-Bas, sa première visite à l'étranger depuis les révélations sur sa liaison

19/01/2014 06:39 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande sera lundi sans sa compagne Valérie Trierweiler aux Pays-Bas pour sa première visite officielle à l'étranger depuis la révélation il y a dix jours, de sa liaison avec l'actrice Julie Gayet.

Hospitalisée le 10 janvier sous le choc des informations publiées par le magazine Closer, révélant l'"amour secret" du président, Mme Trierweiler, 48 ans, a quitté samedi après-midi l'hôpital et a rejoint la résidence présidentielle de La Lanterne, proche du château de Versailles Elle doit s'y "reposer quelques jours", selon son cabinet.

A peine sortie de l'hôpital, elle a tweeté ses remerciements "du fond du coeur" à ceux qui l'ont soutenue alors que l'un de ses trois fils, Léonard, 16 ans, se réjouissait sur le même réseau d'être "enfin avec (sa) mère".

M. Hollande, confronté à un déchaînement médiatique sans précédent sur des affaires privées en France, a promis de "clarifier" la situation de son couple avant sa visite d'Etat le 11 février aux Etats-Unis à l'invitation du président Barack Obama et de son épouse Michelle.

Dimanche, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, invité d'une émission sur la chaîne d'information télévisée en continue BFMTV, a estimé qu'il faudrait qu'il "y ait une clarification pour Valérie Trierweiler comme pour François Hollande". Interrogé sur le rôle de Première dame, il a relevé que dans la situation de Mme Trierweiler, "on voyait bien qu'il y avait un problème". "Elle ne pouvait plus être journaliste politique (à Paris-Match)", a-t-il précisé ajoutant "il était très difficile pour elle de trouver une situation professionnelle".

En attendant le président Hollande sera lundi seul au déjeuner officiel offert par le roi des Pays-Bas Willem-Alexander, alors que les Premières dames sont traditionnellement conviées à ces repas officiels.

Le statut de "Première dame" n'existe pas officiellement en France, et sa fonction, non définie mais parfois coûteuse, a souvent fait l'objet de polémique.

Mise en cause à plusieurs reprises alors qu'elle était elle-même "Première dame", Carla Bruni-Sarkozy, pour qui le prédécesseur de François Hollande, Nicolas Sarkozy, avait divorcé en 2007, s'est refusée dimanche à "faire partie de la meute". "Je déteste l'acharnement, en particulier l'acharnement médiatique. Je l'ai vécu moi-même, j'en ai suffisamment souffert", a-t-elle dit à l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag.

Première visite aux Pays Bas depuis 14 ans

Côté diplomatique, la visite de M. Hollande aux Pays-Bas, la première d'un président français depuis 14 ans, sera placée sous le signe d'un renforcement des relations franco-néerlandaises, alors que les deux Etats n'ont pas toujours été sur la même longueur d'onde au sein de l'UE.

M. Hollande arrive à La Haye après avoir cette semaine assumé un virage "social-démocrate", en annonçant des réformes fiscales favorables aux entreprises.

Le président aura des entretiens avec le Premier ministre libéral Mark Rutte. Elu en 2010 sur un programme de rigueur budgétaire et de durcissement de la politique d'immigration, M. Rutte, dont le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem, est également président de l'Eurogroupe (instance réunissant les ministres des finances de la zone euro), entend ramener le déficit public néerlandais à 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2014 alors que la France a obtenu un sursis jusqu'en 2015.

M. Hollande se rendra également au siège de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques), organisation chargée par l'ONU de veiller à la destruction de l'arsenal chimique syrien d'ici à la fin juin. Cette visite intervient deux jours avant l'ouverture de la conférence de paix de Genève II pour trouver une solution politique susceptible de mettre fin à la guerre civile qui a fait en Syrie plus de 130.000 morts.

La Centrafrique, où la France est engagée dans une opération militaire périlleuse, sera également évoquée, alors que, lundi, un nouveau président de transition doit être élu à Bangui. Le même jour, les ministres de la Défense européens se réunissent à Bruxelles pour décider de l'envoi d'une mission de soutien dans ce pays toujours en proie au chaos.

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