DIVERTISSEMENT

Les Violons du Roy terminent leur tournée triomphale en Europe

18/01/2014 04:25 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT
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Violins are displayed in the workshop of Mathias Menanteau, a French violin maker on January 30, 2013 in Rome. After studying and working in England and Germany, Menanteau setup his workshop in the Italian capital, where he builds and restores violins and cellos for notorious musicians. AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS (Photo credit should read GABRIEL BOUYS/AFP/Getty Images)

C'est à Paris, dans la salle du prestigieux Théâtre des Champs-Élysées, non loin de l'avenu du même nom, que l'orchestre de chambre les Violons du Roy a terminé vendredi sa tournée européenne des plus grandes salles du continent.

Cette tournée, organisée à la demande de la mezzo-soprano vedette d'origine tchèque Magdalena Kozena, qui a mené la formation québécoise de Londres à Berlin et à Bruxelles, fut triomphale.

À Paris, vendredi, l'enthousiasme du public était palpable. Le comédien Jean Rochefort entendait les Violons du Roy pour la première fois.

« J'ai ressenti de grandes émotions, a-t-il affirmé. Je trouve qu'il y a là une espèce de jeunesse... de spontanéité extraordinaire. Je passe une soirée merveilleuse. »

D'autres, qui les connaissent très bien et qui étaient aussi dans la salle, ne tarissaient pas d'éloges.

« Les Violons du Roy, c'est non seulement un des tout premiers orchestres de chambre au monde, mais ils ont à mon sens une couleur, un son, une identité que je n'ai retrouvés nulle part ailleurs », a indiqué le pianiste Alexandre Tharaud.

Au programme, pour cette tournée qui soulignait également le 30e anniversaire de l'orchestre : Mozart (trois aires de La clémence de Titus, la Symphonie nº 33...) et Haydn (Symphonie nº 85).

« Moi, ce qui m'intéresse déjà, c'est quelle va être la prochaine étape, explique le chef d'orchestre Bernard Labadie. À quoi ça va nous mener. Et l'absolue nécessité de performer au plus haut niveau. Parce que dans le milieu où on est, il n'y a pas de neutre. C'est soit la marche avant, soit la marche arrière. Et il y a énormément de compétition. »

À en juger d'après la réaction du public et les critiques, les ambitions du chef d'orchestre et de ses musiciens ne sont en rien exagérées.

D'après le reportage d'Alexandra Szacka