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Un député libéral demande une enquête sur une soirée-bénéfice à laquelle a participé Shelly Glover

18/01/2014 09:22 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

Le député libéral Ralph Goodale demande à la commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mary Dawson, d'enquêter sur une collecte de fonds à laquelle la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover, a pris part.

La ministre a assuré avoir refusé les 1200 $ amassés jeudi lors d'une activité de financement partisane dans sa circonscription de Saint-Boniface, à Winnipeg, afin de se soumettre aux règles en matière de conflits d'intérêts.

Quand elle est arrivée sur place, elle s'est rendu compte que plusieurs des personnes présentes étaient membres de la communauté artistique et culturelle de Winnipeg et avaient déjà eu des relations d'affaires avec le ministère du Patrimoine canadien et des Langues officielles, selon son directeur des communications, MikeStoreshaw.

Tous les participants ont payé 50 $ pour assister à l'activité et l'un d'entre eux a fait un don de 500 $. 

Le député de Wascana, en Saskatchewan, mentionne qu'il y a entorse à la Loi sur les conflits d'intérêts, qui stipule qu'aucun titulaire d'une charge publique ne peut solliciter directement des fonds de quelque personne ou organisation que ce soit, si cela le place en situation de conflit d'intérêts.

Dans une déclaration publiée vendredi, Mike Storeshaw, a indiqué que la ministre n'était pas personnellement impliquée dans l'organisation de l'événement.

« Mme Glover a remboursé les donateurs et a expliqué la situation au commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique », ajoute-t-il.

Il précise également que la ministre a avisé son association de circonscription, responsable de l'activité de collecte de fonds, de ne plus tenir d'événements semblables.

Cela n'a pas non plus convaincu le porte-parole adjoint en matière d'éthique du Nouveau Parti démocratique, Alexandre Boulerice.

« Le fait qu'elle dise d'abord pas de problème, puis de rembourser certaines personnes et organisations, ça montre que son organisation a mal agi. Le fait d'envoyer une lettre au commissaire à l'éthique ajoute aussi dans ce dossier qu'il y a peut-être eu un manque de jugement dès le départ ».

Shelly Glover n'a pas donné suite à la demande d'entrevue de Radio-Canada.

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