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Présidence: la presse algérienne regrette le flou autour d'une candidature Bouteflika

18/01/2014 03:40 EST | Actualisé 19/03/2014 05:12 EDT

La presse algérienne déplorait samedi l'incertitude régnant autour d'une possible candidature à un quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui nuit selon elle à la "stabilité" du pays.

M. Bouteflika, 76 ans dont plus de 14 au pouvoir, a fixé vendredi la date du scrutin au 17 avril, mais n'a toujours pas annoncé s'il comptait s'y présenter.

Le président vient de rentrer de Paris, où il a effectué un bilan médical à la suite de l'AVC qui avait nécessité son hospitalisation durant 80 jours en France l'an passé.

Soulignant que "Bouteflika maintient le suspense jusqu'au bout", le quotidien privé francophone El-Watan estime que "le flou entretenu, par défaut ou à dessein, ne permet ni une élection crédible ni une stabilité à un pays qui n'est pas définitivement sorti de la zone de turbulences malgré les assurances des autorités".

Pour Le Quotidien d'Oran, "c'est une véritable course contre la montre et la maladie que le président est en train de mener".

"Bouteflika ne peut continuer à entretenir le suspense sinon à vouloir délibérément montrer que seuls ses calculs personnels comptent. Bouteflika est rentré au pays, il doit donc dire aux Algériens +les yeux dans les yeux+ ce qu'il compte faire", estime le quotidien privé francophone dans un éditorial.

Le quotidien francophone Liberté souligne de son côté que si le président ne dit rien, "c'est peut-être parce qu'il n'en sait que dalle lui aussi", en évoquant deux grandes inconnues: "l'évolution immédiate de son état de santé et l'issue de ce bras de fer au sommet devenu secret de Polichinelle".

Le président peut attendre jusqu'à début mars pour annoncer ses intentions. Le Front de Libération nationale (FLN), parti majoritaire dans le pays, a quant à lui d'ores et déjà annoncé que son candidat serait M. Bouteflika.

Au pouvoir depuis 1999, un record de longévité en Algérie, M. Bouteflika n'a plus parlé aux Algériens depuis son discours de Sétif (300 km à l'est d'Alger) en mai 2012, où il avait laissé entendre qu'il fallait laisser la place aux jeunes générations.

amb/cco

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