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Algérie: 26 blessés après des heurts communautaires à Ghardaïa

18/01/2014 12:51 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

Vingt-six personnes, majoritairement des policiers, ont été blessées dans la nuit de vendredi à samedi après des affrontements communautaires à Ghardaïa, au sud d'Alger, a indiqué l'agence APS.

Le calme était revenu samedi dans cette ville située à 600 km au sud de la capitale, selon l'agence.

Les tensions entre jeunes chaâmbas (Arabes) et ceux de la minorité mozabite (berbères musulmans ibadites) se sont accrues ces derniers mois dans la préfecture de Ghardaïa dont la ville éponyme est le chef-lieu.

Des heurts entre jeunes des deux camps ont eu lieu dans la nuit avant que les forces de l'ordre, déployés pour faire cesser les violences, ne soient la cible des jeunes, selon la même source.

Vingt-six personnes, en majorité des membres des forces de l'ordre, ont été blessées par des projectiles, dont des pierres, puis hospitalisées, selon l'APS.

La police a eu recours à des bombes lacrymogènes pour disperser les jeunes qui s'étaient affrontés à coups de cocktails molotov, rapporte l'APS.

Les jeunes des deux camps s'accusent mutuellement d'être responsables des affrontements.

Une quinzaine de locaux commerciaux et d'habitations ont été incendiés et saccagés, selon l'agence. Des commerçants ont baissé leurs rideaux pour "protester contre l'insécurité" dans la ville.

Des rixes récurrentes sont signalées dans plusieurs quartiers de Ghardaïa entre jeunes des deux communautés, favorisés par des rumeurs et appels haineux diffusés par les réseaux sociaux, affirme l'APS.

Fin décembre, 200 personnes avaient été blessées dans des affrontements entre bandes de jeunes séparés par la police qui avait fait usage de balles de caoutchouc et de gaz lacrymogènes. L'un des blessés était décédé des suites de ses blessures quelques jours plus tard.

Début janvier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait reçu à Alger des représentants des deux communautés.

Des décisions avaient alors été prises pour permettre un retour à la normale à Ghardaïa, avec notamment la création au niveau des communes touchées d'un conseil de sages, un "espace d'arbitrage et de conciliation".

amb/vl

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