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Des producteurs de porcs aux aguets

17/01/2014 02:14 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Les producteurs de porc de la région surveillent de près la propagation du virus à l'origine de la mort de millions de porcelets aux États-Unis.

La diarrhée épidémique porcine est apparue pour la première fois le printemps dernier et s'est déjà propagée dans 22 États américains.

Plusieurs producteurs de porcs québécois craignent que la maladie ne se propage dans les fermes du Québec et ne fasse des ravages rapidement si elle traverse la frontière.

Louis-Philippe Roy et Claude-Émilie Canuel copropriétaires de la ferme Les cochons du Roy, qui produit 6000 porcs par an, ont pris des précautions afin de diminuer les risques de contamination.

« Nous, on s'est assuré d'avoir un camion qui arrive pour les chargements des porcs en abattoir qui soit lavé, désinfecté, séché. C'était le gros risque parce qu'ils démontraient aux États-Unis qu'une petite quantité de diarrhée pouvait contaminer », mentionne Louis-Philippe Roy.

Bien qu'elle estime que les efforts sont faits au Québec pour diminuer les risques, Claude-Émilie Canuel demeure préoccupée.

« On y pense tout le temps c'est certain. On a eu beaucoup d'information pour être sensibilisés et on l'est. On est conscients du problème qui peut arriver. Il faut faire de notre possible, continuer à rouler en attendant même si on espère que ça n'arrive pas », dit-elle.

Le Conseil canadien de la santé porcine soutient que le Canada n'est pas prêt à faire face à ce virus très contagieux.

François Berthiaume, producteur en Beauce, juge la situation inquiétante.

« C'est vraiment de quoi qui est épeurant. La fédération des éleveurs de porcs, ils sont en train de mettre une pression sur les transporteurs pour avoir de meilleurs lavages, meilleure désinfection, des choses qui sont en cours pour améliorer la biosécurité au Québec pour pas que ce virus-là rentre. Mais il reste encore des gros risques majeurs », dit-il.

Le ministre de l'Agriculture se fait rassurant

Le ministre québécois de l'Agriculture François Gendron se fait tout de même rassurant au sujet de l'éclosion du virus. Le ministre Gendron tient à faire remarquer qu'aucun cas de ce virus n'a été répertorié au Québec.

Il ajoute qu'une stratégie de surveillance, de prévention et de contrôle au niveau des transporteurs a été mise au point.

« Il faut être très, très prévoyant, on exerce fréquemment les contrôles on fait constamment aux frontières ce qui est requis pour éviter le transport de bactéries ou autre dans ce sens-là, on ne peut pas faire plus. »

L'apparition de la maladie engendrerait des pertes estimées de 30 millions à 50 millions de dollars au Québec.

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