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10/01/2014 02:31 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Pour Michel Therrien, la «saga Subban» est une «histoire pour pas grand-chose»

Len Redkoles via Getty Images
PHILADELPHIA, PA - JANUARY 08: Sean Couturier #14 of the Philadelphia Flyers pursues the loose puck behind the net with P.K. Subban #76 of the Montreal Canadiens on January 8, 2014 at the Wells Fargo Center in Philadelphia, Pennsylvania. The Flyers went on to defeat the Canadiens 3-1. (Photo by Len Redkoles/NHLI via Getty Images)

BROSSARD, Qc - Michel Therrien n'a pas été surpris de l'ampleur qu'a pris la «saga P.K. Subban», mais pour lui, cette histoire a atteint des proportions démesurées.

C'était en gros ce qu'avait à dire l'entraîneur-chef du Canadien aux journalistes affectés à la couverture de l'équipe à la suite de l'entraînement de vendredi, près de 48 heures après qu'il eut décidé de clouer au banc le défenseur étoile pour la moitié de la troisième période après que ce dernier eut écopé d'une pénalité pour rudesse en toute fin de deuxième.

«Je prends toujours les décisions en fonction de l'équipe, a souligné Therrien. Ça n'a pas changé et ça ne changera pas non plus. Je suis conscient qu'on est dans un marché où il y a beaucoup d'émotions, mais pour moi, le résultat à long terme et très important, comme pour l'équipe. On est un groupe très uni. On partage la même philosophie. Mais je suis très conscient dans quel marché je travaille.

«Je dois en faire abstraction et prendre des décisions en fonction de l'équipe. C'est ensemble, avec une bonne attitude, qu'on réussira à accomplir de bonnes choses.»

Therrien dit avoir eu une bonne discussion avec Subban. Pour Therrien, tout est une question d'honnêteté.

«Il faut être honnête avec tout le monde. C'est quand tu n'es pas honnête que tu peux être dans le trouble.»

Quant au principal intéressé, il a tout fait pour calmer la tempête. Subban a indiqué avoir compris les raisons qui ont poussé l'entraîneur à prendre cette décision et qu'elle cadrait dans le concept d'équipe que Therrien et Marc Bergevin tentent d'inculquer au groupe. Pour Subban, il était plus important de parler du match de samedi que de centrer toute l'attention sur lui.

«C'est lui l'entraîneur. Il doit prendre des décisions dans le meilleur intérêt de l'équipe, a noté le titulaire du trophée Norris. C'est une équipe ici, pas celle de P.K. Subban ou de Carey Price. C'est le Canadien de Montréal. Tout le monde doit suivre les mêmes règles. Si quelqu'un d'autre commet le même genre d'erreur, les conséquences seront les mêmes.

«Je pense qu'on ne s'aide pas en ressassant les événements du dernier match. On doit se préparer pour les Blackhawks. Mon travail est de jouer au hockey. Je ne suis pas payé pour étaler mes émotions. Mon travail est d'être prêt pour le prochain match. Alors si vous avez des questions au sujet des Blackhawks, je serai heureux d'y répondre. Mais je ne répondrai pas à des questions personnelles. Ça n'est pas à propos de moi. Ça ne devrait jamais être à propos de moi.»

«On en fait tout un plat, mais tant qu’à moi, c'est une histoire pour pas grand-chose, a ajouté Therrien. On parle de quoi? Huit minutes de moins, quatre présences de moins? Ce n’est pas beaucoup.»

L'entraîneur assure qu'il ne s'agit pas d'un problème de personnalité.

«Je regarde le travail qui est fait avec P.K.. Quand je suis arrivé ici, je disais toujours que j'avais hâte de le diriger, car tu dois le retenir à l'occasion. J'aime mieux retenir un gars de temps en temps que de sortir le fouet pour le pousser.

«Dans son cas à lui, il y avait un travail à faire en début de saison. Sa concentration n'était pas là. On se demandait comment on allait lui faire passer le message, on a décidé d'y aller avec une sortie pour attirer son attention, a expliqué Therrien au sujet des commentaires qu'il a émis après le match au Colorado, le 2 novembre dernier. C'est à partir de ce moment-là qu'il a joué du meilleur hockey, qu'il a porté attention aux détails et qu'il a réussi à se tailler une place pour les Jeux olympiques.

«Si j'étais resté là à ne rien faire, à jouer au bon gars et qu'en bout de ligne, il n'avait pas été sélectionné, je me dirais en me couchant le soir que je ne fais pas mon job. Tandis que là, l'attention a été portée sur lui. On a travaillé avec et on est très fier qu'il soit là. (...) On a à coeur P.K. Subban. On veut l'avoir avec nous à long terme. On veut en faire un leader.

«C'est un jeune homme qui a un beau potentiel, une personnalité extraordinaire. Extraordinaire. Il a besoin d'encadrement et on travaille avec lui.»

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