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République tchèque: signature de l'accord de coalition du gouvernement

06/01/2014 08:59 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Les représentants des trois partis tchèques ont signé lundi un accord de coalition, ouvrant la voie à la nomination du nouveau gouvernement de centre gauche censé mettre un terme à l'incertitude politique de ces derniers mois.

"Soixante-douze jours après les élections anticipées (des 25 et 26 octobre), nous pouvons dire que cette partie de notre travail a été accomplie", a déclaré Bohuslav Sobotka, 42 ans, chef du Parti social-démocrate (CSSD) et Premier minitre pressenti.

"Le document comprend une partie consacrée au programme et un supplément définissant la répartition des portefeuilles ministériels", a-t-il ajouté.

Le CSSD, le mouvement populiste ANO et les chrétiens-démocrates (KDU-CSL) bénéficient ensemble d'une majorité solide de 111 des 200 sièges de députés. Le cabinet sera composé de huit sociaux-démocrates, de six membres d'ANO et de trois chrétiens-démocrates.

La future coalition gouvernementale insiste sur la consolidation de la croissance, dans ce pays de 10,5 millions d'habitants à peine sorti d'une longue récession.

Les trois partis se sont engagés à maintenir le déficit des finances publiques sous le seuil des 3% du PIB fixé par l'Union Européenne.

M. Sobotka devrait être prochainemment nommé Premier ministre, par le président Milos Zeman. Ce dernier s'est toutefois montré réticent ces jours derniers face à plusieurs personnalités pressenties aux portefeuilles ministériels.

Il s'agit notamment des sociaux-démocrates Lubomir Zaoralek (pressenti aux Affaires étrangères) et Martin Stropnicky (ANO), candidat au portefeuille de la Défense.

Le chef d'ANO, richissime homme d'affaires d'origine slovaque Andrej Babis, candidat au portefeuille des Finances, fait quant à lui face à des accusations de collaboration avec la police secrère (StB) de l'ancien régime communiste, avant 1989.

La République tchèque, membre de l'UE mais pas de la zone euro, est sortie au deuxième trimestre d'une récession de 18 mois, mais a enregistré un nouveau recul de son PIB de 0,1%, au troisième trimestre de l'année.

Son économie, la troisième d'Europe centrale après la Pologne et l'Autriche, est très dépendante de la production automobile et des exportations dans la zone euro actuellement en difficulté.

La banque centrale tchèque prévoit une contraction du PIB de 0,9% cette année, autant qu'en 2012, avant une reprise à +1,5% en 2014.

Le futur cabinet de M. Sobotka succédera au gouvernement provisoire de Jiri Rusnok, mis en place par M. Zeman après la chute en juin du cabinet de centre droit de Petr Necas à la suite d'une série de scandales.

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