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Bangladesh: la Première ministre juge sa réélection légitime

06/01/2014 06:54 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

La chef du gouvernement du Bangladesh a estimé lundi que sa réélection, après un scrutin boycotté par l'opposition et marqué par des violences, était légitime et a exigé de l'opposition qu'elle renonce à toute "activité terroriste" avant d'entamer un éventuel dialogue.

Le boycott des élections législatives de dimanche par le principal parti d'opposition, le Bangladesh Nationalist Party (BNP), "ne signifie pas que se pose une question de légitimité", a estimé Sheikh Hasina.

"La population a participé aux élections et d'autres partis ont également participé", a-t-elle dit à des journalistes pour sa première réaction après ces élections.

Le parti de Mme Hasina, l'Awami League, a remporté 80% des sièges, faute d'adversaire dans nombre de circonscriptions, à l'issue d'un scrutin marqué dimanche par des violences et émeutes qui ont fait au moins 26 morts.

Le BNP réclamait la mise en place d'un gouvernement neutre et provisoire avant l'organisation d'élections, comme ce fut le cas dans le passé, mais le gouvernement a refusé.

La chef du gouvernement a souligné qu'elle avait proposé à la dirigeante du BNP, sa rivale de longue date Khaleda Zia, de participer à un gouvernement intérimaire conjoint avant le scrutin.

"J'ai fait de mon mieux, je vous l'ai dit, j'ai offert des ministères, de partager le pouvoir avec notre opposition. J'ai fait le maximum possible mais ils n'ont pas répondu", a-t-elle déclaré à des journalistes étrangers depuis sa résidence officielle à Dacca.

"Maintenant, s'ils pensent qu'ils ont fait une erreur en ne participant pas à l'élection, peut-être peuvent-ils manifester leur volonté de discuter ou faire une proposition", a dit Sheikh Hasina.

"S'ils proposent de discuter avec nous, ils vont devoir abandonner toute activité terroriste car ce qu'ils font, c'est tuer des gens, des policiers, des personnes innocentes", a-t-elle estimé.

Au moins 26 personnes sont mortes depuis dimanche dans des émeutes qui auront vu des milliers de manifestants attaquer des centaines de bureaux de vote, saccagés ou détruits par le feu.

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