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Tunisie: la Constituante lance sa 3e journée de vote sur la Constitution

05/01/2014 06:24 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

La Constituante tunisienne a entamé dimanche sa troisième journée d'examen article par article du projet de Constitution qui doit être adopté avant le 14 janvier, troisième anniversaire de la révolution, et permettre la formation d'un gouvernement d'indépendants.

Censée commencer à 10H00 locale (09H00 GMT), la séance plénière n'a finalement débuté qu'à 11H00 GMT, les blocs parlementaires négociant un compromis sur la formulation de trois articles (16,17,18) traitant de forces armées et de sécurité, selon l'observatoire des travaux de l'assemblée, l'ONG indépendante Al Bawsala.

L'Assemblée nationale constituante a approuvé vendredi et samedi, à l'issue de débats parfois chaotiques, le préambule et 15 des 19 articles du chapitre consacrées aux "dispositions générales" de la loi Fondamentale.

Les élus devraient consacrer dimanche au reste de ce chapitre avant d'attaquer l'examen des "Droits et Libertés".

A partir de 17H00 GMT, ils changeront de sujet et s'attelleront à la formation de l'instance électorale qui sera chargée d'organiser les prochaines élections courant 2014.

L'adoption de la Constitution et la formation d'une loi et commission électorales sont les clefs de voûte d'un accord entre opposants et Ennahda pour résoudre une profonde crise déclenchée par l'assassinat le 25 juillet du député de gauche Mohamed Brahmi, le deuxième meurtre en 2013 attribué à la mouvance jihadiste.

A l'issue de ce processus, Ennahda s'est engagé à céder la place à un gouvernement d'indépendants dirigé par l'actuel ministre de l'Industrie, Mohamed Jomaâ.

Le principal médiateur de la crise politique, le syndicat UGTT, a exigé que le Premier ministre islamiste Ali Larayedh démissionne au plus tard le 9 janvier.

Une rencontre entre les médiateurs de la crise et MM. Larayedh et Jomaâ doit avoir lieu lundi.

Élue en octobre 2011, la Constituante devait achever sa mission en un an, mais le processus a été ralenti par un climat politique délétère, l'essor de groupes jihadistes armés et des conflits sociaux.

Ses travaux ont aussi été minés par l'absentéisme des élus, des erreurs de procédures et un boycott de l'opposition de plusieurs mois après l'assassinat de Mohamed Brahmi.

Les détracteurs d'Ennahda jugent les islamistes responsables, au moins par leur laxisme, de l'essor de la mouvance jihadiste.

alf/faa

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