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Egypte: 12 militants condamnés à un an avec sursis

05/01/2014 07:26 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Douze militants égyptiens, dont des figures de la révolte anti-Moubarak, ont écopé dimanche d'un an de prison avec sursis pour avoir incendié le QG de campagne de l'ancien Premier ministre Ahmad Chafiq, ont annoncé des proches à l'AFP.

Parmi les 12 condamnés figurent Alaa Abdel Fattah, figure de proue de la révolte de 2011 et actuellement en détention préventive dans le cadre d'une autre affaire, ainsi que sa soeur Mona Seif, fondatrice de la campagne "Non aux procès militaires de civils".

Les militants étaient accusés d'avoir incendié en mai 2012 le QG de campagne de M. Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak et candidat à la présidentielle de 2012, peu avant le second tour remporté par l'islamiste Mohamed Morsi, destitué début juillet par l'armée.

Les militants ont été reconnus coupables de l'incendie du bâtiment mais acquittés de l'accusation de vol de biens à l'intérieur du QG, a expliqué à l'AFP Mahmoud Souleimani, militant au sein de la campagne de Mme Seif.

M. Chafiq avait porté plainte pour "destruction de bien" avant de se rétracter. Des sources judiciaires ont précisé que le parquet avait toutefois endossé ces poursuites.

Selon Ahdaf Soueif, une tante d'Alaa Abdel Fattah et de Mona Seif, les avocats de M. Abdel Fattah ont demandé qu'il soit amené au tribunal mais le procureur a refusé cette requête et le militant n'était donc pas présent à l'énoncé du verdict.

M. Abdel Fattah doit être jugé prochainement dans une autre affaire: il est accusé d'avoir participé fin novembre à une manifestation "illégale" en vertu d'une récente loi controversés qui interdit tout rassemblement n'ayant pas obtenu l'aval du ministère de l'Intérieur.

Récemment, trois autres militants en vue ont été condamnés à trois ans de prison ferme pour le même chef d'accusation.

Ahmad Chafiq, qui avait fui aux Emirats arabes unis après sa défaite, a été poursuivi et acquitté mi-décembre dans une affaire de corruption impliquant les deux fils Moubarak, également blanchis dans ce dossier.

Depuis, il a fondé un parti et envisagerait de briguer de nouvelles responsabilités politiques, alors que les militaires qui ont destitué Morsi ont promis des élections générales d'ici mi-2014.

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