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Autriche: le nouveau chef de la diplomatie regrette le retrait du Golan

05/01/2014 03:26 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

Le nouveau ministre autrichien des Affaires étrangères, le jeune Sebastian Kurz (27 ans), a critiqué à demi-mot le retrait des troupes autrichiennes du Golan décidé en juin 2013, dans un entretien paru dimanche dans le quotidien Österreich.

"Il est vrai qu'avec ce retrait du Golan, nous n'avons pas forcément marqué de points au niveau international", a regretté la figure montante du parti conservateur autrichien ÖVP, nommé le 12 décembre à la tête de la diplomatie autrichienne.

"Nous n'étions toutefois pas les seuls à nous retirer", a-t-il nuancé, en référence aux retraits canadien, japonais et croate qui avaient précédés la décision autrichienne.

Le 6 juin 2013, Vienne avait décidé de retirer ses 380 casques bleus membres de la FNUOD -- Force des Nations unies pour l'observation du désengagement sur le Golan.

Cette mission onusienne est chargée depuis 1974 de faire respecter le cessez-le-feu sur le plateau du Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël. L'Autriche y participait depuis sa création.

"Dans le programme de gouvernement, nous nous sommes accordés pour avoir constamment 1.100 soldats en service à l'étranger", a précisé Sebastian Kurz, ajoutant qu'un retour des soldats autrichiens au Golan "n'était pour le moment pas un thème".

Actuellement, 800 soldats autrichiens sont déployés à l'étranger. Sebastian Kurz espère augmenter "rapidement" ce contingent à 1.100, sans annoncer précisément dans quelles régions.

L'Autriche, pays neutre membre de la zone euro, est essentiellement présente dans les Balkans -- près de 400 soldats au Kosovo et plus de 200 en Bosnie -- et au Liban avec 170 soldats au sein de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban, ndlr).

Huit soldats autrichiens figurent dans la mission de l'Union européenne au Mali (EUTM). Si l'envoi de soldats en Centrafrique n'est pas d'actualité, le ministre de la Défense Gerald Klug avait indiqué avant Noël qu'il n'excluait pas de nouvelles participations autrichiennes à l'étranger, y compris dans des zones de crise en Afrique.

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