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Irak: Washington dénonce la "barbarie" des combattants liés à Al-Qaïda

04/01/2014 02:35 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

Les Etats-Unis ont dit samedi suivre "de très près" la situation dans la province irakienne d'Al-Anbar, où la ville de Fallouja a été prise par des combattants liés à Al-Qaïda dont Washington a condamné la "barbarie".

Le département d'Etat se dit par ailleurs "inquiet" des tentatives l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), la filiale d'Al-Qaïda en Irak, pour "imposer son autorité en Syrie comme en Irak". "Tout le monde peut voir la barbarie dont ils font preuve contre les civils de Ramadi et Fallouja", écrit dans un communiqué Marie Harf, une porte-parole de la diplomatie américaine.

"Un certain nombre de dirigeants tribaux irakiens se sont ouvertement révoltés contre l'EIIL", poursuit-elle: "Nous travaillons avec le gouvernement irakien pour aider ces tribus par tous les moyens possibles. Nous sommes aussi en contact avec les chefs tribaux de la province d'Al-Anbar, qui font preuve d'un grand courage dans leur lutte pour expulser de leurs villes ces groupes terroristes".

"Nous restons aussi en contact avec tous les dirigeants irakiens pour voir comment nous pouvons les aider à vaincre notre ennemi commun", conclut-elle.

Le gouvernement irakien a perdu le contrôle de Fallouja, tombée aux mains de combattants liés à Al-Qaïda, une ville où les forces américaines ont subi de lourdes pertes face à l'insurrection.

Aucun bilan global des violences de la semaine à Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, ou à Ramadi, à 50 km plus à l'ouest, n'était disponible, mais des responsables ont fait état de 103 morts vendredi, dont 32 civils, et de 65 morts samedi, dont 55 combattants liés à Al-Qaïda.

Les combats ont été déclenchés lundi par le démantèlement d'un camp de protestataires anti-gouvernementaux dans cette province, bastion sunnite hostile à M. Maliki, un chiite accusé d'accaparer le pouvoir et de marginaliser les sunnites.

Après l'invasion américaine en 2003, Fallouja et Ramadi ont été des bastions de l'insurrection. Et c'est à Anbar que l'armée américaine a compté près d'un tiers de ses pertes en Irak, selon le site indépendant icasualties.org.

mdm/mra

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