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Cambodge: la police disperse un rassemblement de l'opposition

04/01/2014 12:54 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

La police cambodgienne a dispersé samedi matin des centaines manifestants de l'opposition rassemblés dans un parc de Phnom Penh, a constaté un photographe de l'AFP, au lendemain de la répression d'une manifestation d'ouvriers du textile qui a fait au moins trois morts.

Des policiers anti-émeute équipés de boucliers et de matraques sont entrés dans ce parc, provoquant la fuite des partisans du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) qui y étaient rassemblés depuis décembre pour réclamer de nouvelles élections.

Cette intervention, qui ne semblait pas avoir été accompagnée de heurts, survient au lendemain de la répression d'une manifestation d'ouvriers du textile réclamant des augmentations de salaire, sur lesquels les forces de l'ordre ont ouvert le feu, faisant au moins trois morts.

"Je déplore que les autorités, sous le contrôle du Parti du peuple cambodgien (CPP), aient réprimé les manifestants au parc de la démocratie", a commenté le porte-parole du CNRP Yim Sovann.

"C'est l'acte d'une dictature communiste", a-t-il ajouté à l'AFP, soulignant que les manifestants avaient fui pour éviter des violences.

Le CNRP, qui prévoit à partir de dimanche de grandes manifestations sur trois jours, réclame le départ du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis près de trente ans, et de nouvelles élections.

Selon les résultats officiels, le CPP au pouvoir, malgré son plus mauvais score depuis 1998, a remporté 68 sièges aux législatives du 28 juillet, contre 55 au CNRP.

Mais l'opposition, dénonçant des fraudes massives, a revendiqué la victoire et dénoncé un "coup d'Etat constitutionnel". Ses députés boycottent l'Assemblée nationale depuis son ouverture en septembre, notamment pour protester contre le fait que son chef, Sam Rainsy, rentré d'exil juste avant le scrutin, n'avait pas été autorisé à y participer.

bur-abd/ob

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