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USA: la reprise économique est encore "incomplète", juge Ben Bernanke

03/01/2014 02:48 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke, qui achève son mandat à la fin du mois, a estimé vendredi que la reprise économique était encore "incomplète".

Dans un discours devant la réunion annuelle de l'American Economic Association à Philadelphie, M. Bernanke a également évoqué ses huit ans passés à la tête de la Fed, au cours desquels il a fait face à la pire crise économique depuis la Grande dépression.

"Nul besoin de le dire, mon mandat a été riche en événements, pour la Réserve fédérale, pour le pays comme pour moi-même", a-t-il lancé. "Nous avons pris des mesures extraordinaires pour faire face à des défis économiques extraordinaires", a poursuivi M. Bernanke qui doit être remplacé le 1er février par Janet Yellen.

Rappelant que le taux de chômage était redescendu à 7% contre 10% à l'automne 2009, il a toutefois estimé qu'"en dépit des progrès, la reprise demeurait de toute évidence incomplète".

"A 7%, le taux de chômage reste élevé", a-t-il ajouté, pointant le grand nombre de chômeurs de longue durée et la réduction de la participation à la force de travail qui indique que des travailleurs potentiels renoncent à chercher un emploi.

Selon lui, une croissance "décevante" de la productivité est aussi en partie responsable de la lenteur de l'expansion économique américaine.

"Les raisons de cette faible hausse de la productivité ne sont pas claires", a-t-il déclaré, notant que la sévérité de la crise financière, en réduisant l'offre de crédit, avait peut-être "inhibé l'innovation, les investissements productifs et la création de nouvelles sociétés".

La décision de la Fed en décembre de diminuer légèrement son soutien monétaire à la reprise ne signifie "pas une diminution de son engagement à maintenir une politique monétaire hautement accommodante aussi longtemps que nécessaire", a redit M. Bernanke.

Il a rappelé l'intention de la Fed de maintenir les taux proches de zéro "bien après" que le chômage soit retombé sous les 6,5%.

Enfin M. Bernanke a insisté sur ses efforts pour rendre la Fed plus transparente, qui était un de ses objectifs initiaux avant même que la crise financière n'éclate.

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