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Les dettes espagnole et italienne toujours plébiscitées

03/01/2014 10:07 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

Les dettes espagnole et italienne continuaient d'être plébiscitées vendredi après-midi sur le marché obligataire en zone euro, attirant les investisseurs à la recherche de rendement, avec des primes de risques par rapport à l'Allemagne se réduisant sensiblement.

"A partir du moment où l'on considère que le pire est passé" et que "le risque d'éclatement de la zone euro s'est éloigné", les pays jugés plus fragiles de la zone euro offrent "des rendements plus attractifs" que les valeurs jugées plus sûres telles que l'Allemagne et la France, explique Patrick Jacq, un stratégiste obligataire de BNP Paribas.

Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne tombait à son plus bas niveau depuis mai 2010 vendredi après-midi sur le marché obligataire, dans la foulée d'une nette baisse du chômage dans le pays.

Vers 14h45 GMT vendredi, il reculait à 3,894% contre 3,971% jeudi à la clôture sur le marché secondaire où s'échange la dette déjà émise.

Jeudi, le taux à 10 ans de l'Espagne est repassé sous 4%, après avoir déjà évolué sous ce seuil en décembre 2013. En juin 2013, il était au-dessus de 5%.

Depuis l'été 2013, le taux espagnol suit une tendance générale à la baisse à la faveur d'une amélioration du climat économique, qui permet aux investisseurs de se tourner à nouveau vers les dettes des pays fragiles de la zone euro.

Cette détente du taux d'emprunt intervient après la publication vendredi matin d'un net recul du chômage dans le pays, une nouvelle preuve que l'Espagne remonte peu à peu la pente et voit son économie retrouver des couleurs.

Madrid vient en outre de tourner la page mardi 31 décembre du plan d'aide de 41,3 milliards d'euros octroyé au printemps 2012 par la zone euro pour recapitaliser ses banques en difficulté. Le pays ne demandera pas de programme d'assistance supplémentaire pour ménager une transition.

Le "spread" ou écart de taux avec l'Allemagne tombait quant à lui pour la première fois depuis mai 2011 sous les 200 points de base (2 points de pourcentage), à 195.

Il en allait de même pour l'Italie, qui voyait l'écart de taux avec le Bund allemand se resserrer à 199 points de base repassant sous le seuil des 200 points de base pour la première fois depuis juillet 2011. Le taux à 10 ans du pays évoluait à 3,942% contre 3,970% à la clôture jeudi.

Ce recul des taux s'explique en outre par le fait que "les volumes restent limités donc les mouvements sont un peu plus violents" sur les marchés, selon M. Jacq.

De son côté, le taux de l'Allemagne était quasiment stable à 1,948% contre 1,941% la veille, tout comme celui de la France à 2,555% contre 2,557%.

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