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Bahreïn accuse les Pasdaran iraniens d'entraîner des opposants

03/01/2014 08:34 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

Les autorités de Bahreïn ont accusé vendredi les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, d'entraîner des militants à manier des explosifs pour commettre des attentats dans ce pays secoué par une contestation, et annoncé l'arrestation de cinq suspects.

Le procureur général Oussama al-Oufi, cité par l'agence officielle Bna, a déclaré que le parquet avait reçu fin décembre une missive des services de renseignement selon laquelle un "Bahreïni, Ahmed Mahfouz Moussawi, résidant actuellement en Iran, a planifié des opérations terroristes à l'explosif visant des institutions vitales et des lieux de souveraineté et de sécurité dans le royaume".

Il a ajouté que cinq suspects avaient été arrêtés et avaient "reconnu avoir rejoint le groupe pour mener des attentats terroristes (...) s'être rendus en Iran pour recevoir un entraînement dans les camps des Gardiens de la révolution et avoir ensuite reçu des sommes d'argent".

Les suspects ont été inculpés "d'espionnage au profit d'un pays étranger avec le but de commettre des attaques contre Bahreïn" et "d'introduction d'armes et de munitions sans permis en vue de les utiliser pour des desseins terroristes".

Lundi, Bahreïn avait annoncé la saisie d'explosifs fabriqués en Iran et en Syrie, à bord de deux embarcations interceptées au large de ses côtes.

Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par les chiites et que les voisins sunnites de Bahreïn accusent l'Iran d'encourager en sous-main.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 89 personnes ont été tuées à Bahreïn depuis le début de la contestation.

En outre, des dizaines de chiites ont été condamnés à de lourdes peines pour des attaques contre la police à l'aide d'engins explosifs de fabrication artisanale.

Face à la persistance de ce mouvement, le pouvoir a alourdi les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés. Les autorités ont également interdit les manifestations à Manama.

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