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Un Britannique et une Néo-Zélandaise retrouvés morts en Libye (sécurité)

02/01/2014 05:21 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

Les corps d'un Britannique et d'une Néo-Zélandaise portant des impacts de balles ont été découverts jeudi dans la ville libyenne de Mellitah, au sud-ouest de la capitale Tripoli, a indiqué à l'AFP une source de sécurité.

La région de Mellitah abrite un complexe gazier géré par Mellitah Oil and Gas, une société mixte détenue à parts égales par le groupe italien ENI et la Compagnie nationale pétrolière de Libye (NOC). Il fournit l'Italie en gaz via le gazoduc Greenstream.

Les corps ont été découverts en fin d'après-midi sur la plage de Mellitah par une patrouille de militaires, a précisé cette source sous le couvert de l'anonymat.

Les corps des deux victimes ont été transférés à Tripoli, a-t-elle ajouté, affirmant ne pas disposer de plus détails sur les circonstances de leur mort.

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré que le Foreign Office "était au courant des informations faisant état de la découverte des corps de deux étrangers en Libye", et cherchait "activement de plus amples informations de la part des autorités".

Deux basketteurs américains évoluant dans un club libyen ont été brièvement détenus jeudi par les forces de l'ordre à Benghazi, chef-lieu de l'est de la Libye en proie à l'insécurité.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les autorités de transition peinent à mettre en place une armée et une police professionnelles leur permettant d'asseoir leur pouvoir et de maintenir l'ordre dans ce pays, où les milices font la loi.

L'insécurité qui sévit dans le pays a ciblé des intérêts occidentaux à travers de nombreuses attaques.

A Tripoli, théâtre de violences sporadiques, les représentants d'entreprises ou de gouvernements étrangers font profil bas et se déplacent souvent dans des véhicules anonymes ou sous bonne escorte.

Plusieurs pays ont retiré ou réduit leur présence diplomatique, en particulier la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et la Russie à la suite d'attaques contre leurs missions.

Le plus sanglant a été l'assaut mené le 11 septembre 2012 par des islamistes contre la mission américaine à Benghazi qui a coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Chris Stevens.

De simples ressortissants occidentaux ont été pris pour cible. La dernière attaque en date remonte à début décembre, lorsqu'un enseignant américain à l'Ecole internationale de Benghazi a été tué.

Mais la violence n'épargne par les Libyens eux-mêmes.

Le rythme des attaques contre des militaires et des policiers libyens s'est également accéléré dans la région orientale du pays et à Benghazi, berceau de la révolution, sans que leurs auteurs ne soient démasqués.

yba/plh

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