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Libye: reprise sous 3 jours de la production dans un champ pétrolier du sud (compagnie)

02/01/2014 10:16 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

La production du champ pétrolier d'al-Charara (sud, 330.000 barils par jour), suspendue depuis le 28 octobre à cause d'un sit-in de la population locale, reprendra sous trois jours a indiqué jeudi à l'AFP un porte-parole de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC).

Des habitants de la ville de Oubari observent depuis octobre un sit-in sur le champ pour protester contre leur marginalisation et réclamer une plus juste répartition des revenus pétroliers. Ils souhaitent également la création d'une mairie et l'attribution de numéros d'immatriculation à la minorité Touareg.

"La commission gouvernementale est parvenue à convaincre les protestataires de lever le sit-in bloquant la production dans le champ pétrolier d'al-Charara", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la NOC, Mohamed al-Harairi.

Selon lui "la production devrait reprendre dans les 2 à 3 prochains jours, après le départ effectif des protestataires du site pétrolier pour permettre un retour dans conditions optimales du personnel".

"La commission gouvernementale présidée par le ministre de la Défense est parvenue à un accord avec les protestataires pour lever leur mouvement", a indiqué de son côté à l'AFP le porte-parole du ministère de la Défense, le Lieutenant-colonel Abdelrazek Cheibahy.

Ils ont accepté "de suspendre pour deux semaines leur mouvement en attendant que leurs doléances soient satisfaites par le gouvernement", a-t-il précisé.

Le champ pétrolier al-Charara, géré par la compagnie Akakus, est une joint-venture entre la Compagnie nationale de pétrole (NOC), l'espagnol Repsol, le Français Total et l'autrichien OMV.

Dimanche, l'exploitation de deux champs pétroliers, Msala et Sarir, dans le sud de la Libye, à l'arrêt depuis plusieurs mois en raison de la fermeture du terminal pétrolier d'al-Harriga (est), a également repris.

Plusieurs mouvements de protestations ont provoqué la chute de la production nationale à 250.000 b/j contre 1,5 million en temps normal. Ces perturbations ont causé des pertes estimées à 9 milliards de dollars, selon les dernières estimations du ministère du pétrole.

L'économie libyenne est extrêmement dépendante de la production d'hydrocarbures, qui représentent plus de 80% du PIB et jusqu'à 97% des exportations du pays.

yba/cbo/cbo

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