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Le pétrole ouvre en baisse à New York, le marché scrute la Libye

02/01/2014 09:33 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

Les cours du pétrole coté à New York reculaient jeudi à l'ouverture de la première séance de l'année, le marché espérant une reprise des exportations en Libye et attendant le rapport sur les stocks de brut aux Etats-Unis.

Vers 14H20 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février cédait 1,48 dollar et s'échangeait à 96,94 dollars.

"Les nouvelles en provenance de Libye semblent prendre le devant de la scène", remarquait Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion: les grévistes sur le site d'extraction de brut Al Sharara, qui produit normalement 300.000 barils de pétrole par jour, auraient suspendu leur mouvement après avoir rencontré les autorités et s'apprêteraient à reprendre le travail après trois mois d'inactivité.

Autre facteur pesant sur le cours du brut: la banque HSBC a confirmé jeudi que la croissance de la production manufacturière en Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, avait décéléré en décembre, à son plus faible niveau en trois mois.

Parallèlement, aux Etats-Unis, les autorités ont fait part d'une baisse du recul des inscriptions hebdomadaires au chômage, moins prononcé que prévu pour la semaine close le 28 décembre, à 339.000.

Pour Carl Larry, ce chiffre reste toutefois "assez positif" et ne remet pas du tout en cause la récente embellie observée sur les indicateurs américains, qui reflétent une économie de plus en plus solide.

Les investisseurs attendaient par ailleurs le rapport du département américain de l'Energie sur les réserves de brut aux Etats-Unis, publié exceptionnellement vendredi au lieu de mercredi en raison du jour férié du Nouvel An.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les autorités américaines devraient faire état d'un recul des réserves de brut de 2,2 millions de barils lors de la semaine terminée le 27 décembre.

Au cours des quatre semaines précédentes, les stocks de brut ont déjà reculé de près de 24 millions de barils.

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