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Le Hezbollah appelle à l'unité pour éviter la "destruction" du Liban

02/01/2014 03:21 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

Le Hezbollah chiite a appelé jeudi à l'entente politique pour éviter la "destruction" du Liban après un nouvel attentat meurtrier à la voiture piégée contre l'un de ses fiefs.

Cheikh Naïm Qassem, le numéro 2 du Hezbollah qui combat au côté du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie voisine, n'a accusé aucune partie de l'attentat qui a fait quatre morts dans la banlieue sud de Beyrouth.

Mais il a appelé à faire face aux "terroristes takfiris", en référence aux islamistes extrémistes sunnites mis en cause par son parti dans de précédents attentats.

"Le Liban est sur la voie de la destruction s'il n'y a pas d'entente politique et nous ne pouvons le sauver s'il n'y a pas d'unité", a affirmé cheikh Qassem à la télévision du Hezbollah, Al-Manar.

"Le plan criminel, sous toutes ses formes, va pousser tout le monde à boire le calice jusqu'à la lie et personne n'y échappera", a-t-il averti.

"La réponse est l'entente politique et l'accélération de la formation d'un gouvernement d'union nationale face à ces attentats criminels à travers le pays", a ajouté cheikh Qassem.

Le mouvement armé, qui combat les rebelles en Syrie aux côtés du régime, est accusé par ses détracteurs d'avoir entraîné le pays dans la violence en raison de cette implication.

Depuis cet engagement du parti en Syrie, le Liban a été ébranlé par une vague d'attentats qui a exacerbé la division déjà profonde au Liban entre pro et anti-Assad, et les tensions entre chiites menés par le Hezbollah et sunnites représentés par l'ex-Premier ministre Saad Hariri.

En raison de ces profondes divisions, le Liban est sans gouvernement depuis huit mois.

"Si nous nous unissons politiquement, nous neutraliserons les terroristes takfiris (...) et empêcherons ceux qui viennent régler sur notre territoire des comptes locaux, régionaux et internationaux", a encore dit cheikh Qassem.

Seul parti libanais disposant d'un puissant arsenal, le Hezbollah affirme que sa lutte aux côtés du régime syrien vise à combattre des "extrémistes" sunnites qui menacent la sécurité du Liban.

Son engagement en Syrie a provoqué l'ire des rebelles, en majorité des sunnites.

Le parti, appuyé par l'Iran, est lui-même accusé par ses détracteurs d'avoir perpétré des assassinats de personnalités qui lui sont hostiles, dont le meurtre il y a moins d'une semaine de l'homme politique libanais Mohammed Chatah. Le Hezbollah a démenti toute implication.

ram/tp

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