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Crise politique: forte baisse de la bourse thaïlandaise et du baht

02/01/2014 06:49 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

La Bourse de Thaïlande a chuté de plus de 5% jeudi et la monnaie nationale, le baht, a atteint son plus bas niveau depuis près de quatre ans au moment où les investisseurs s'inquiètent d'un enlisement d'une crise politique qui dure depuis deux mois.

Les manifestants qui réclament la chute du gouvernement de Yingluck Shinawatra ont promis pour le 13 janvier un "blocage" total de Bangkok, nouvel épisode annoncé d'une crise qui a déjà fait huit morts.

L'indice composite SET (Stock exchange of Thailand) a terminé jeudi en baisse de 5,23% à 1.230,77 points, son plus bas niveau en plus d'un an.

"La principale raison de la chute de la Bourse est la situation politique qui a affecté l'humeur du marché", a commenté Chai Chirasevenupraphand, de Nomura Capital Securities. "Si la situation politique reste comme ça, le baht et la Bourse vont probablement rester faibles".

Le SET a perdu un quart de sa valeur depuis un pic à près de 1.650 points en mai dernier, en partie en raison des décisions de la Banque centrale américaine qui affectent les investissements internationaux dans les marchés émergents.

Le baht est tombé à 32,95 pour un dollar jeudi, son plus bas depuis début 2010.

Pour tenter de désamorcer la crise politique, la Première ministre thaïlandaise, Yingluck Shinawatra, a dissous le Parlement et convoqué des élections anticipées pour le 2 février.

Mais le principal parti d'opposition, le Parti démocrate, a annoncé son boycottage du scrutin et les manifestants, qui veulent remplacer le gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, ont promis d'empêcher le vote.

Les opposants au gouvernement, qui ont réuni jusqu'à plus de 150.000 personnes par jour avant une pause pour le Nouvel An, accusent Yingluck d'être la marionnette de son frère Thaksin, ancien Premier ministre en exil, renversé par un coup d'Etat en 2006.

Le milliardaire divise le pays entre masses rurales et urbaines défavorisées du Nord et du Nord-Est, qui l'adorent, et les élites de Bangkok qui le voient comme une menace pour la monarchie.

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