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Syrie: 73.000 morts en 2013, l'année la plus sanglante du conflit

01/01/2014 01:44 EST | Actualisé 03/03/2014 05:12 EST

L'année 2013 a été la plus sanglante depuis le début du conflit en mars 2011 en Syrie, avec plus de 73.000 morts, a rapporté mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Mardi, cette ONG avait annoncé un bilan global de plus de 130.000 morts depuis le début de la guerre opposant régime et rebelles, dont 7.000 enfants.

L'OSDH, basé au Royaume-uni et qui se base sur un large réseau de sources civiles, médicales et militaires, a accusé "la communauté internationale d'être complice du bain de sang en Syrie" en raison du "manque d'action sérieuse" pour arrêter le bain de sang.

"2013 a été l'année la plus sanglante depuis le début de la révolution" le 15 mars 2011, avec "73.455 morts" dont plus de 22.000 civils, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

"La communauté internationale ne s'est pas mobilisée de manière sérieuse pour arrêter les massacres qui continuent d'être commis en Syrie et s'est contentée de condamnations", a déploré l'ONG.

"Elle s'est concentrée dans les derniers mois sur la question de désarmement chimique après le massacre aux gaz toxiques du 21 août près de Damas (...) et a ignoré les dizaines de massacres dans lesquels des milliers de Syriens ont péri, dont de nombreux enfants et femmes", a-t-elle ajouté.

Un accord russo-américain prévoyant la destruction de cet arsenal a permis d'éviter des frappes militaires américaines en Syrie, en représailles à l'attaque chimique meurtrière que Washington attribue aux troupes de Bachar al-Assad. Celui-ci en accuse la rébellion.

La guerre continue de faire rage en Syrie à 22 jours de la tenue prévue en Suisse d'une conférence de paix censée trouver une issue au conflit.

Mercredi, le régime a poursuivi son offensive aérienne sanglante sur les secteurs rebelles d'Alep, tuant au moins cinq personnes dans cette métropole septentrionale visée par "des barils d'explosifs" largués à partir d'avions depuis le 15 décembre, selon l'OSDH.

Mardi, un obus tiré par l'armée sur un bus dans la ville a fait au moins 17 morts, d'après l'ONG.

Au départ pacifique, la révolte s'est transformée en guerre civile après avoir été brutalement réprimée. Des déserteurs et des civils ayant pris les armes ont formé une coalition rebelle avant d'être pris de vitesse par des groupes jihadistes.

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