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Le prêtre français libéré nie avoir soigné des membres de Boko Haram

01/01/2014 03:04 EST | Actualisé 03/03/2014 05:12 EST

Le prêtre catholique français Georges Vandenbeusch a démenti mercredi avoir soigné des membres du groupe islamiste qui l'avaient enlevé au Cameroun, comme l'avait affirmé un membre de l'organisation nigériane Boko Haram.

L'ex-otage, qui est arrivé mercredi à l'aube en France après avoir été relâché la veille par ses ravisseurs, a nié sur la chaine de télévision France 2 avoir soigné qui que ce soit.

"Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne", a-t-il dit.

Dans la journée, un membre de la secte jihadiste avait affirmé que "la direction (de Boko Haram) a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres (du groupe) malades pendant sa période de captivité. La direction a ressenti qu'il n'y a avait plus besoin de le garder".

Le prêtre a précisé que sa détention avait eu lieu en pleine nature, sous un arbre, sur une bâche dont il avait interdiction de s'éloigner.

"Rien à faire, pas de radio à entendre. Une bâche de deux mètres sur trois, je tournais en rond toute la journée", a-t-il raconté, assurant avoir été bien traité et ne pas avoir été menacé.

Il s'est dit persuadé avoir été kidnappé non pas en tant que Français ou que catholique mais en tant qu'Occidental.

"Je suis sûr que ce n'est pas un prêtre qu'ils sont venus chercher ni un chrétien mais un Occidental. Ils ne savaient même pas que j'étais français. Ce n'était pas de l'hostilité envers les chrétiens ou spécifiquement envers les Français. Cela veut dire que tous les Occidentaux malheureusement là-bas doivent faire attention", a-t-il dit.

"Ils croyaient que j'étais enseignant ou docteur, ils ont compris un peu après, en me voyant prier", a-t-il dit.

Le père Georges, 42 ans, avait été enlevé dans la nuit du 13 au 14 novembre dans le nord du Cameroun par des hommes armés, qui l'ont emmené au Nigéria voisin.

mm/jlb

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