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La Suisse prend la présidence de l'OSCE pour un an

01/01/2014 03:12 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

La Suisse a pris mercredi pour un an la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), prenant la relève de l'Ukraine à la tête de l'institution dont le siège est à Vienne.

La Suisse vise "des progrès sur les conflits enlisés, la lutte contre les menaces transationales, la promotion de la sécurité et de la stabilité, et la mise sur pied d'un plan pour les jeunes", a déclaré dans un communiqué le ministre helvétique des Affaires étrangères Didier Burkhalter, désigné président de l'OSCE pour 2014.

L'OSCE, un organisme hérité de la Guerre froide comptant 57 membres, dont les Etats-Unis, bénéficie d'une "position unique pour relier les aires euroatlantique et eurasienne", a encore affirmé M. Burkhalter.

Berne, a répété le ministre, entend associer étroitement sa présidence avec celle de la Serbie, qui la suivra en 2015.

Un choix conséquent avec l'une des priorités géographiques de la présidence suisse, qui est de parfaire la paix dans les Balkans, notamment entre la Serbie et le Kosovo.

L'OSCE espère aussi, en 2014, faire progresser enfin les négociations dans le conflit ancien entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan autour de la région disputée du Nagorny Karabakh.

Les deux pays s'opposent depuis des décennies au sujet de cette région séparatiste d'Azerbaïdjan peuplée majoritairement d'Arméniens. Une guerre avait fait 30.000 morts entre 1988 et 1994.

Sous l'égide du "groupe de Minsk" de l'OSCE (Russie, Etats-Unis et France), les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont rencontrés à Vienne en novembre 2013, une première entre les deux dirigeants depuis janvier 2012.

L'OSCE a été instituée en 1973 sous le nom de Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE), deux ans avant les Accords d'Helsinki en 1975, qui avaient ouvert la voie à une phase de plusieurs années de "détente" entre l'Est et l'Ouest.

cs/ia

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