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Hollande salue "le courage, la lucidité et l'abnégation" du père Georges Vandenbeusch

01/01/2014 02:57 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

Le président François Hollande a salué mercredi "le courage, la lucidité et l'abnégation" du père Georges Vandenbeusch qu'il a accueilli à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris, à son retour en France après un mois et demi de captivité au Nigeria.

"C'est un jour heureux que de retrouver notre compatriote retenu trop longtemps", a déclaré le chef de l'Etat français dans une déclaration sur le tarmac de l'aéroport, au cours de laquelle il a "remercié" à nouveau le président camerounais Paul Biya "pour toutes les interventions qu'il a pu faire".

Il a salué "le courage, la lucité et l'abnégation du père Georges qui a tenu à être fidèle à ses convictions, à sa religion, et capable d'endurer une détention".

"Je veux également souligner combien il a toujours été ouvert pour écouter, comprendre et tout faire pour favoriser sa propre libération", a ajouté M. Hollande.

Le président français a insisté sur la nécessité pour les familles et proches d'otages de faire preuve de "compréhension" et de "patience" au regard de la stratégie de discrétion du gouvernement dans ce type d'affaires.

Soulignant qu'il y avait encore six otages français - deux au Sahel et quatre en Syrie -, pour lesquels il entend "tout faire pour les faire libérer", François Hollande a expliqué que les autorités françaises avaient "besoin de la compréhension des familles, du soutien de la population et en même temps de l'intermédiation de chefs d'Etat qui peuvent (leur) être précieuses".

"Ca a été le cas pour ceux qui ont été libérés ces derniers mois", a-t-il dit, ajoutant: "Tant que nous n'avons pas récupéré tous nos compatriotes, nous continuerons à mener discrètement ce combat pour avoir la certitude qu'aucun Français n'est détenu parce qu'il est Français".

M. Hollande a également appelé à la prudence les Français se déplaçant dans les zones à risques de prise d'otage. "Nous avons aussi à alerter la population qui peut être dans ces zones où il y a du danger. Je l'ai dit au père Georges comme je l'ai dit aux autorités religieuses, c'est vrai qu'elles ont des missions à accomplir dans des territoires qui sont extrêmement périlleux et il ne nous appartient pas de nous immiscer dans le rôle qui doit être celui de la hiérarchie de religions mais en même temps il y a à prendre en compte ces dangers", a-t-il expliqué.

"Cela vaut pour les prêtres ou pour tous ceux qui ont une mission à accomplir, et cela vaut aussi pour des ressortissants qui peuvent un moment se déplacer", a poursuivi le président.

"Et tant que nous n'aurons pas libéré tous nos otages, a-t-il enchaîné, nous devons être extrêmement rigoureux pour que nous ne puissions pas laisser ces ravisseurs en prendre d'autres. Nous devons donc faire passer tous les messages utiles".

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