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Egypte: la police tire des gaz lacrymogènes sur des étudiants pro-Morsi

01/01/2014 01:22 EST | Actualisé 03/03/2014 05:12 EST

La police égyptienne a tiré mercredi des gaz lacrymogènes sur des centaines d'étudiants partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée qui manifestaient près du ministère de la Défense au Caire, selon le journal gouvernemental Al-Ahram.

Plusieurs étudiants ont été arrêtés, notamment parce qu'ils scandaient des slogans hostiles à la police et l'armée.

Cette manifestation est intervenue alors que la coalition pro-Morsi chapeautée par les Frères musulmans, la confrérie du chef d'Etat destitué, a promis d'accentuer sa mobilisation, après que le gouvernement a déclaré "terroriste" le mouvement islamiste vieux de 85 ans.

"Alors que les grèves étudiantes sont parvenues à faire trembler les bases du régime putschiste, la coalition appelle à une grève nationale décisive et graduelle", a affirmé l'Alliance anti-coup d'Etat dans un communiqué.

Le 3 juillet, l'armée a destitué et arrêté M. Morsi, après des manifestations monstres réclamant son départ. Depuis, les militaires ont installé des autorités intérimaires et convoqué un référendum sur une Constitution révisée pour les 14 et 15 janvier. Mais les islamistes pro-Morsi manifestent quasi-quotidiennement pour réclamer le retour au pouvoir du seul président jamais élu démocratiquement du pays.

La police a également dispersé à coup de grenades lacrymogènes des étudiants pro et anti-Morsi qui s'affrontaient à Zagazig, la ville natale de M. Morsi dans le delta du Nil, ont rapporté des responsables des services de sécurité à l'AFP.

Depuis une semaine, les Frères musulmans, déjà cible d'une répression qui a fait plus de 1.000 morts et entraîné des milliers d'arrestations, sont désormais sous le régime d'une sévère loi anti-terroriste qui prévoit la peine de mort pour ses dirigeants et cinq années de prison pour les membres de la confrérie participant à des manifestations.

En outre, posséder des écrits ou des enregistrements diffusés par la confrérie est passible de peines allant jusqu'à cinq ans de détention.

Mercredi, les forces de sécurité ont fait main basse sur une nouvelle impression clandestine des Frères musulmans, à Alexandrie (nord), ont indiqué à l'AFP des responsables des services de sécurité. Deux des trois frères accusés de diriger cette presse secrète ont été arrêtés, ont ajouté ces responsables.

str-sbh/cco

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