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Voeux du président malien: "la paix, rien que la paix" en 2014

31/12/2013 03:15 EST | Actualisé 02/03/2014 05:12 EST

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a souhaité mardi à ses compatriotes "la paix, rien que la paix" en 2014 dans tout le Mali encore secoué par une crise politico-militaire sans précédent.

"Je ne veux que la paix, rien que la paix dans toutes les régions du Mali, dans toutes les communes du Mali qui doivent prendre le contrôle de leur développement dans un Etat qui ne sera plus, jacobin, centralisateur, mais distributeur et régulateur", a déclaré le chef de l'Etat dans ses voeux télévisés à la Nation.

Parmi les défis à relever pour son pays en partie libéré en 2013 - grâce à une intervention militaire internationale menée par la France depuis janvier - de l'occupation de sa partie nord par des groupes jihadistes en 2012, il a cité "celui d'une armée républicaine, parfaitement entraînée et équipée pour répondre aux menaces sécuritaires".

"L'autre front, est celui du retour total et définitif du contrôle de l'Etat sur l'ensemble du territoire", a-t-il dit alors que le gouvernement et l'armée ont du mal à asseoir leur autorité dans la région de Kidal, fief des Touareg et de leur rébellion, située à 1.500 km au nord-est de Bamako.

Il a appelé au "cantonnement effectif et mesurable des combattants" qui "entre dans la stratégie du désarmement que demande l'Etat malien et qui est désormais condition sine qua non".

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), élu en août, s'est déclaré "fier" d'être le président d'un pays "libéré qui renoue avec l'espoir, et qui se met debout".

"Oui, je suis ce président fier, quoique conscient des défis à encore relever pour la stabilité et le progrès du pays", a-t-il affirmé, ajoutant: "Au demeurant, qui ne saurait apprécier à sa juste valeur ces temps d'espoir, j'allais dire d'espérance, comparés à la réalité déprimante et au moral atteint du pays, il y a tout juste un an?"

"Car l'an dernier au même moment, les trois-quarts du pays étaient aux mains de forces barbares, djihadistes, et de groupuscules irrédentistes, qui ont levé le glaive contre un pays de paix, d'amour et de tolérance", a rappelé le chef de l'Etat.

"Ces envahisseurs n'ont pas reculé devant le viol, les amputations, les flagellations, les lapidations, le vandalisme, les exécutions.", a-t-il affirmé.

Le président IBK a exprimé sa "gratitude" à "tous ceux qui ont contribué à libérer et à soulager notre peuple"

Il a en premier lieu cité le président français François Hollande et son homologue tchadien Idriss Déby Itno dont les armées ont été à la pointe de la lutte contre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda dans le nord du Mali en 2013.

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