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Soudan du Sud : des miliciens pro-Machar toujours aux portes de la ville de Bor (armée)

30/12/2013 02:59 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Des jeunes miliciens de l'ethnie lou nuer, que le gouvernement sud-soudanais accuse l'ex-vice président Riek Machar de mobiliser, se trouvent toujours aux portes de Bor, capitale de l'Etat du Jonglei (est), a affirmé lundi l'armée sud-soudanaise.

"Hier, nous avons eu des affrontements à (...) quelque 25 miles (environ 40 km) au nord de Bor (...) La population de Bor craint une attaque à n'importe quel moment", a déclaré le porte-parole de l'armée, Philip Aguer, à l'AFP.

"Les forces de Riek Machar poursuivent leur avancée sur Bor, mais nous sommes confiants dans notre capacité à les repousser pour protéger la ville", a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de miliciens présents près de la capitale régionale.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Michael Makuei, avait affirmé que les jeunes armés, membres selon Juba d'une milice appelée "L'Armée blanche" et redoutée dans la région pour sa brutalité, avaient abandonné leur avancée vers Bor et entamé leur retraite.

Depuis samedi, Juba accusait Riek Machar de mobiliser jusqu'à 25.000 jeunes miliciens de "l'Armée blanche".

Dans les Etats d'Unité et du Haut-Nil, principaux foyers de tension ces derniers jours au Soudan du Sud avec le Jonglei, la situation était en revanche "stable" lundi, a ajouté le porte-parole de l'armée.

Le Soudan du Sud est déchiré depuis le 15 décembre par d'intenses combats alimentés par une rivalité entre le président Salva Kiir et son ex-vice président, limogé en juillet.

Le premier accuse le second de tentative de coup d'Etat. Riek Machar nie et reproche à M. Kiir de chercher à éliminer ses rivaux. Les rebelles ont pris en quelques jours le contrôle de capitales régionales comme Bentiu, dans l'Etat pétrolier d'Unité (nord), et Bor, reprise par l'armée depuis.

Des dirigeants d'Afrique de l'Est et de la Corne de l'Afrique ont donné jusqu'à mardi aux deux rivaux pour entamer des pourparlers et cesser les combats.

Mais les efforts de paix sont dans l'impasse.

Riek Machar, qui réclame purement et simplement le départ de Salva Kiir, ne veut s'engager à aucun cessez-le-feu tant que ne seront pas libérés tous ses alliés.

Or, selon le porte-parole du gouvernement, Michael Makuei, le gouvernement n'est prêt à libérer que huit des onze détenus, et uniquement quand l'ex-vice président aura accepté le cessez-le-feu et que les négociations auront commencé.

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