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La Birmanie assure qu'il n'y a "plus de prisonniers politiques"

30/12/2013 11:25 EST | Actualisé 01/03/2014 05:12 EST

La Birmanie a assuré mardi qu'elle n'avait "plus de prisonniers politiques" grâce à l'annonce d'une nouvelle amnistie destinée à tenir la promesse du président Thein Sein de les relâcher tous avant la fin de l'année.

Grâce à deux ordres d'amnistie, "il n'y a plus de prisonniers politiques", a déclaré sur sa page Facebook le porte-parole du président, Ye Htut, sans préciser combien de détenus étaient concernés et quand précisément ils devaient être libérés.

"Je voudrais dire que le président a tenu sa promesse faite au peuple qu'il n'y ait plus de prisonniers politiques à la fin de 2013", a-t-il ajouté.

Le président Thein Sein a ordonné lundi soir une amnistie pour tous les détenus condamnés notamment pour trahison, sédition, manifestation illégale, et en vertu d'autres lois draconiennes utilisées par l'ancienne junte contre ses opposants. Un ordre séparé amnistie cinq prisonniers politiques condamnés pour d'autres chefs d'accusation.

Le directeur général du département correctionnel birman, Than Htay, a indiqué à l'AFP qu'il ne savait pas à ce stade combien de prisonniers étaient concernés au total, précisant que les listes étaient toujours en train d'être examinées pour libérer ceux "en accord avec l'amnistie" annoncée lundi soir.

Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, le régime a libéré en plusieurs vagues des centaines d'opposants, moines, journalistes et avocats.

Selon les défenseurs des droits de l'Homme, une quarantaine de prisonniers politiques étaient toujours derrière les barreaux et plus de 200 personnes sont d'autre part en attente d'un procès, surtout pour manifestations illégales.

L'amnistie ordonnée lundi s'applique également aux militants dans l'attente d'un jugement.

hla-abd/emb

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