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Pakistan: l'ancien président Musharraf se dit l'objet d'une "vendetta" (AFP)

29/12/2013 05:24 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a qualifié dimanche de "vendetta" à son encontre les charges de haute trahison qui pèsent sur lui et assuré que "toute l'armée" était mécontente de ses accusations.

"Je dirais que toute l'armée est mécontente. J'ai dirigé l'armée", a affirmé l'ancien général de 70 ans, lors du premier entretien accordé à la presse étrangère depuis son assignation à résidence au printemps dernier, peu après son retour d'exil.

L'ex-général, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1999 et destitué à l'été 2008, devait comparaître pour la première fois fin décembre devant un tribunal spécial, pour "haute trahison", des charges liées à l'imposition de l'état d'urgence en 2007.

Mais l'audience avait été reportée après la découverte d'explosifs en bordure de la route que son convoi devait emprunter. Elle doit reprendre le 1er janvier.

"La manière dont le tribunal a été créé, avec l'implication du Premier ministre et de l'ancien chef de la justice, +sent+ un peu trop la vendetta", a estimé l'ancien président.

Le tribunal avait été mis sur pied en novembre par le gouvernement du Premier ministre Nawaz Sharif, qui était déjà Premier ministre en 1999 et qui avait été renversé par Pervez Musharraf.

L'ancien président, rentré au Pakistan en mars après quatre années d'exil dans l'espoir de participer aux législatives, avait été assigné à résidence pour son rôle présumé dans les meurtres de sa rivale Benazir Bhutto, du chef rebelle Akbar Bugti et le renvoi unilatéral de juges alors qu'il était au pouvoir.

La justice a ordonné cet automne sa libération sous caution dans ces affaires, mais elle refuse de retirer son nom de la liste noire des personnalités interdites de séjour à l'étranger.

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