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Le dernier des 26 militants étrangers de Greenpeace a quitté la Russie (ONG)

29/12/2013 08:00 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Le dernier des 26 militants étrangers de Greenpeace amnistiés par les autorités russes, le Polonais Tomasz Dziemianczuk, a quitté dimanche la Russie, un peu plus de 100 jours après avoir été arrêté pour une action dans l'Arctique, a annoncé l'ONG.

"Le militant polonais Tomasz Dziemianczuk a quitté la Russie, il est le 26e et le dernier étranger" des 30 membres de l'équipage d'un navire de Greenpeace arraisonné fin septembre par les garde-côtes russes, a indiqué l'ONG dans un communiqué.

"Cela marque le début d'un nouveau chapitre dans la campagne visant à sauver l'Arctique", a ajouté Greenpeace.

Vingt-cinq autres militants étrangers de Greenpeace avaient déjà quitté la Russie entre jeudi et samedi, après avoir obtenu leurs visas de sortie.

"Je suis très heureux de rentrer chez moi", a déclaré M. Dziemianczuk, 37 ans, cité dans le communiqué, tout en soulignant lui aussi que l'action à cause de laquelle il avait été mis en prison n'était qu'un "grand début de notre campagne pour l'Arctique".

"Nous sommes allés dans le Nord pour entreprendre une action contre les compagnies pétrolières qui s'alignent pour profiter de la fonte des glaces dans l'Arctique", et cette campagne "est loin d'être finie", a-t-il ajouté.

Les 30 membres de l'équipage du navire de Greenpeace Arctic Sunrise, parmi lesquels 26 étrangers, ont été arrêtés fin septembre après une action contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique visant à dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

Cette action leur a valu d'être dans un premier temps inculpés de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison maximum. Puis ce chef d'inculpation a été requalifié par la suite en "hooliganisme", délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

D'abord détenus à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, ils avaient été ensuite transférés à Saint-Pétersbourg, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre et finalement de bénéficier d'une amnistie votée la semaine dernière par le Parlement russe à l'occasion des 20 ans de la Constitution.

bur-mp/plh

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