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Israël menace de durcir ses représailles en cas de nouveaux tirs du Liban

29/12/2013 04:27 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

Israël a menacé de durcir les représailles contre le Liban en cas de nouveaux tirs de roquettes, après avoir répliqué par une salve d'obus à plusieurs tirs dimanche matin.

Selon l'ONU, l'artillerie israélienne a tiré 32 obus vers la zone d'où ont été tirées les roquettes, dans la région d'Arqoub dans le sud du Liban. Des deux côtés, les projectiles sont tombés dans des zones inhabitées, sans faire ni victime ni dégât.

"Nous ne tolérerons pas des tirs du Liban vers notre territoire (...). Nous considérons le gouvernement libanais et son armée comme responsables des tirs de ce (dimanche) matin", a affirmé le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon dans un communiqué.

"L'armée israélienne a réagi par des tirs d'obus massifs vers le secteur d'où ont été tirées les roquettes. En cas de besoin, elle agira encore plus durement", a averti M. Yaalon.

"Je ne recommanderais à personne de tester notre patience et notre détermination à défendre la sécurité de la population israélienne", a-t-il prévenu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a pour sa part mis en cause le puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, ennemi juré d'Israël.

"Le Hezbollah déploie des milliers de roquettes et de missiles au milieu de la population civile. Il commet ainsi un double crime de guerre sous le patronage du gouvernement libanais et de son armée, qui ne font rien", a accusé M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

"Nous savons que l'Iran, qui continue à aider le gouvernement syrien à commettre des massacres contre sa population et à armer des organisations terroristes à l'étranger, est derrière le Hezbollah", a-t-il ajouté.

Selon la radio publique, quatre roquettes ont été tirées, mais une seule d'entre elles a atteint le territoire israélien, tandis que les trois autres ont explosé au Liban, près de la frontière.

Dans un communiqué, l'armée libanaise a indiqué que "deux roquettes avaient été tirées à 0502 GMT de Khreibet Hasbaya" en direction d'Israël et "cela a été suivi par des tirs de 32 obus par l'ennemi israélien, tombés sur le même village".

"Les unités de l'armée ont été mises en état d'alerte et des patrouilles envoyées dans le secteur en coopération avec la force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Quatre rampes de lancement de roquettes ont été trouvées", selon l'armée libanaise.

La Finul a indiqué pour sa part qu'elle "suivait la situation sur le terrain et son commandant Paolo Serra mène des contacts avec les deux parties".

Dans un communiqué, elle a estimé qu'il s'agissait d'"un incident très sérieux qui viole la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU" et appelé les deux parties à la retenue pour éviter une escalade des tensions dans la région.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki moon a vivement condamné les tirs de roquettes sur Israël à partir du Liban Sud et demandé aux autorités libanaises et à l'Etat hébreu de coopérer avec la Finul pour éviter toute escalade.

La tension est brusquement montée à la frontière israélo-libanaise à la suite de la mort d'un soldat israélien, tué le 16 décembre par un militaire libanais à la frontière.

Il s'agissait de l'accrochage frontalier le plus grave depuis août 2010, quand un soldat israélien ainsi que deux soldats et un journaliste libanais avaient été tués.

La situation à la frontière israélo-libanaise est généralement calme depuis que l'armée israélienne et le Hezbollah se sont affrontés très durement à l'été 2006. Plus de 1.200 Libanais avaient été tués, en majorité des civils, ainsi que 160 Israéliens, des militaires pour la plupart.

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